MARIE, GASPARD
GASPARD. C'est donc pour vous fair' cajoler par des cadets comme ça que vous désolez ce pauv' Pierre... que vous repoussez son amour.... que vous refusez sa main ?. . .
marie. Yous allez encore me parler de
ça... il me semble qu'une fille est bien maîtresse de suivre son penchant... d'ailleurs Pierre m'aura vite oubliée...
GASPARD. Pauv' garçon !.... vous le jugez d'après vous ; mais moi, je Y connais, voyez-vous, il est désespéré, et je sais... ce qu'il est capable de faire.
marie. Vraiment!... c'est à ce point-là? il m'aime donc bien?
GASPARD. Oh ! oui, qu'il vous aime, quoique vous ne soyez qu'une fille d'auberge, sans nom... sans parens.
marie. Il est inutile de revenir toujours là-dessus.
Gaspard. Non, Marie, c'est pas inutile, croyez-môi... réfléchissez.
Air : De votre bonté généreuse.
Je 1' sais ben.. vous éfs vaniteuse...
C'est à la ville, avec de beaux habits, Qu1 vous espe'rez devenir riche, heureuse, Et vous biill'rez p't-'être un jour à Paris: Mais avant ça, si vous n'èt' pas sensible, Un brav' garçon loin de vous succombVa, Crois moi, jeun' fill', n'y a pas d' bonheur possible
Quand on l'achète à ce prix-là...
marie. Mais, monsieur Gaspard!...
Gaspard. Dit's un mot, et j' cours trouver Pierre, il en est encore temps... maissi vousr'fusez, c'est fini... vous n' le verrez plus...
marie. Il serait possible... Pierre... expliquez-vous.
gobinard, en dehors. Par ici, madame, Marie doit être dans la salle.
Gaspard. Allons, v'ià tous les autres à présent !
OQOOOOQOOPOOOOOPQOQOOOOOQQQOOOOQQOOOOOO OOGG