‹ Le tourment de l'unitéChapitre 17 sur 20 · Linea recta velut sola esl^ sed mille recurvœ · texte numérisé non relu

Linea recta velut sola esl^ sed mille recurvœ

2. Esthétique de la langue française {Mercure de France, 1899).

3t)0 LE TOURMENT DE l'uNITÉ

ont maintes fois employé pour désigner le bras d'un héros ou d'un athlète. » Et Gourjnont ajoute : « Cependant je viens de ^ire : « Elle agita ses petits bras de lézard et me (lit '... »; alors je suis assuré qu'appeler lézard le bras est, aujourd'hui comme il y a des siècles, une idée qui peut entrer spontanément au cerveau par l'œil, car je connais l'auteur : il est de ceux qui tiennent à créer leurs images, et s'il a refait la métaphore latine elle-même, c'est qu'elle s'est imposée à lui, comme elle s'imposa jadis à un poète ou à un paysan romain. »

Quand les poètes lyriques veulent donner de ïamplitude à leur pensée, ils organisent une vibration dans la strophe, en alternant les rimes. Lisez ces vers, que je vous présente d'abord dans un ordre interverti :

Puisque j'ai mis ma lèvre à la coupe encor pleine, Puisque j'ai respiré parfois la douce- haleine De ton àme, parfum dans l'ombre enseveli, Puisque j'ai dans tes mains posé mon front pâli...

Voici maintenant le texte de Hugo ^ :

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