ACTE DEUXIÈME oS
UOUIJIEH.
Il irait se broyer au bout du remblai de la voie en réparation I i
LOUIS, négligemment.
Ce serait un terrible accident!
ROUBIER
Dites un irréparable malheur!
LOUIS
Ohl...un malheur que rien ne pourrait détourner si... par hasard, sous l'empire d'une... hallucination... causée par la grande douleur que tu éprouves, il t'arrivait d'aiguiller, (Lentement et en le regardant fixement.) alors, qu'il ne le faudrait pas!
ROUBIER, se levant, sur place.
Qu'est-ce que vous me demandez là?
LOUIS, légèrement.
Une vétille !
MICHEL
Un oubli... une distraction dé ta part... pas autre chose.
ROUBIER
ÎNIais si je faisais ça, je commettrais le plus atroce, le plus épouvantable des crimes!
MICHEL
Non!... Tu sauverais ta fille!
1. Nota : Dans le cas ou l'on adoplerail la seconde version, indiquée au tableau suivant, Roubier dirait, au lieu de la phrase ci-dessus : Avant même d'arriver jusqu'ici, il prendrait forcément la contre-voie en réparation et irait se broyer au bout du remblai !
Ma fille !
Michel remonte lentement vers la porte de droite. LOUIS, se levant.
Songes-y!... Ce train emporte celui^ qui n'a pas eu pitié de toi!
Et vous voulez que je l'assassine!
LOUIS
Qui te parle d'assassinat?... Une... veng'eance!...
ROUBIER, gagnant adroite.
Jamais !
LOUIS, le suivant.
Voyons... réiléchis!... Qu'est-ce que je te demande, en somme?
MICHEL, qui est descendu et se trouve toujours au numéro 3.
Un mouvement... un simple mouvement... et...
ROUBIER
Et les malheureux vont se broyer au fond du ravin !
LOUIS
Mais, dans ce train, se trouve ton ennoinil
ROUBIER
Mon ennemi?
Michel remonte lentement et gagne le fond, un peu à gauche.
Sans doute !... L'ingénieur qui pouvait sauver ta fille et qui, au lieu de cela, la laisse aux prises avec la maladie (jui l'emportera!... Et, toi-même, suppor-