‹ Le traité de Berlin de 1885 et l'État indépendant du CongoChapitre 28 sur 52 · LA FORCE ARMEE. LA MARINE · texte numérisé non relu

LA FORCE ARMEE. LA MARINE

Bien que l'État du Congo soit neutre, la nécessité d'une force bien disciplinée et aguerrie n'est pas discutable, vu l'étendue des territoires dans lesquels l'ordre doit être maintenu par ses soins. Les troupes congolaises sont avant tout un instrument de police intérieure. Leur mission est de prévenir les luttes entre indigènes, de garantir la liberté des communications, d'exécuter les arrêts de la justice, de concourir à la répression de la traite et de rendre effectives les occupations des parties du territoire encore en dehors de l'action immédiate de l'État. Peu à peu le contingent de ces troupes est allé en augmentant avec l'accroissement des besoins; et l'époque où toute la force dont disposait l'association africaine consistait en une centurie d'hommes du Zanzibar aux ordres de Stanley» est déjà bien éloignée. Eu 1891, le nombre des hommes armés s'élevait à 3.127; en 1895, les postes avancés du nouvel État pour l'occupation effective du pays de 13 qu'il était en 1885 montait à 115.

A la tète de l'armée est placé un commandant; soumis lui aussi aux ordres du gouverneur qui représente le Souverain. Les troupes sont divisées en compagnies et les

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