VOIES FERRÉES
En 1885, il n'y avait au Congo que deux médecins. Les conditions sanitaires des Européens et de la population indigène conseillèrent à l'État d'organiser un service destiné à les améliorer. On appela divers médecins, répartis par districts, à prêter leur concours, et l'on établit des distributions gratuites de médicaments. Dans chaque cheflieu de district on eréa des Commissions d'hygiène* qui veillaient à ce que les habitations des agents de l'État soient construites sur des dessins et avec des matériaux répondant aux exigences du climat, et dans les localités les moins insalubres. Ces Commissions ordonnent des mesures prophylactiques, telles que la canalisation des étangs, l'amélioration des villages indigènes, les plantations les mieux adaptées dans le voisinage des centres populeux et la construction de digues contre les inondations.
La vaccination est obligatoire pour tous les ouvriers indigènes et est faite gratuitement. Un établissement central existe dans ce but à Borna, de sorte que la variole
qui faisait des ravages énormes dans le pays tend a disparaître.
Par Décret de décembre 1888 on créa, avec sa propre personnalité juridique, l'Association africaine de la Croix Jïouge, qui assiste les blessés et les malades, non seulement en guerre, mais de tout temps, et prête son concours humanitaire aussi bien à qui est victime de sa dévotion aux intérêts de la civilisation en Afrique^ qu aux indigènes malades ou blessés (1).
De nombreuses institutions de bienfaisance, œuvres religieuses pour la plupart, ont été fondées dans le pays sous forme d'hôpitaux, asiles et maisons de convalescence dans les positions salubres. Le nombre des missions a augmenté considérablement : de 7 comprenant 30 missionnaires au début de la vie du nouvel État, il est arrivé maintenant à 67 maisons, appartenant à 15 corporations religieuses diverses, avec un personnel de 223 missionnaires. Le Gouvernement de l'État a accordé une égale protection aux catholiques et aux protestants. En janvier 1897, les missionnaires catholiques étaient 115, tous belges; il y avait 108 anglais, américains et suédois. Dans les rapports du Secrétaire d'État au Souverain, je trouve leur œuvre hautement louée, comme aidant celle des agents gouvernementaux.
Non seulement ils opèrent des conversions à la foi chrétienne, mais ils fondent des écoles, enseignent le travail agricole et les métiers, célèbrent des mariages, habituent au principe de la famille et recommandent la monogamie.
Non seulement le nouvel État se conforma aux principes reconnus par le Traité de Berlin pour le .respect ita
(1) Pour les statuts de la société voir les décrets du 30 janvier et du 23 mars 1889.