‹ Le traité de Cateau-Cambrésis (2 et 3 avril 1559):Chapitre 91 sur 98 · Négociations sous François //, p · texte numérisé non relu

Négociations sous François //, p

2. Négociations sous François II, p. 803 et 460. M. Paris a cm recoaaattre daos ces derniers mots i'eipressioo yoilée de l'affection de don Carlos poar Elisabeth. Il noas semble que notre interprétation est bien plus Traisemblable. Comment don Carlos aurait-il été davantage le parent de la reine s'il eût été aimé d'elle ? 11 n'en est pas de même s'il fût derenu son beaufrère.

3. Lettre de Jehan Consilium k la reine, du 17 mai 1560 (Autogr., f. fr., Yol. 15874, f. 11).

prescrit d'écarter la candidature des archiduchesses de la maison d'Autriche; elle repousse les demandes du roi de Navarre ; elle combat les sourdes intrigues que les Guises nouent à la cour d'Espagne en faveur de Marie Stuart et charge sa fille de les prévenir de vitesse^. Aux instances de la reine mère, Philippe II opposait une réserve prudente. Il répondit à Elisabeth c que son fils estoit si jeune et en tel estât qu'il y avoit tamps pour tout. > Il avait perdu beaucoup de ses illusions sur l'avenir de l'infant. D'ailleurs la réponse pouvait être ajournée ; don Carlos avait quatorze ans ; Marguerite six ans ; ils pouvaient attendre.

Deux ans après, le conseiller favori de Philippe n, Ruy Gomez de Silva, fut plus précis que son maître. Il dit à l'ambassadeur de France € que le mariage du prince n'estoit tant hors d'espoir comme l'on eust pensé, mais que l'indisposition et imbécillité qui se voyoit en sa personne avoit retenu son père jusques icy de traicter rien de son mariage, de peur que de luy bailler si tost femme portast préjudice à avoir lignée^. »

1. Voyez les documents pobliés dans Négociations sous François II, p. 294, 435 et soir., 803 et soi?., la correspondance de la reioe mère publiée par M. de la Perrière {Lettres de Catherine de Médicis, t. I, p. 87, 145, 192, 247, 604 et ailleurs) et une lettre autographe de Catherine à sa fille (F. fir., toI. 6605, f. 48).

2. Lettre de Saint-Suplice à la reine mère, du 27 août 1563 (Copie du temps; f. fr., toI. 3162, f. 11 t*).

Catherine de Médids reprit la négociation après Tentrevue de Bayonne, mais elle ne réassit pas à vaincre les hésitations de Philippe II. En vain Jean d'Ébrard de Saint-Suplice, ambassadeur de France, convertit aux desseins de la cour des Valois les principaux conseillers du roi d'Espagne. Ruy Gomez, le duc d'Âlbe, les secrétaires promirent leur appui. Le roi ne put se décider^. Bientôt rinfant, mécontent de son père, perverti peut-être par les conseils des ambitieux qui dirigeaient son faible esprit, prépara secrètement, à Tinstar de Louis XI, sa fuite hors du royaume. Il fut alors relégué dans une tour à Madrid et se livra à de telles extravagances que le reste de ses forces y succomba. L'ambassadeur de Venise, interrogeant un seigneur de la cour sur l'état du prince, reçut celte réponse : c S'il ne perd pas la cervelle, ce sera un signe qu'il l'avait déjà perdue^. » Deux mois après, à la suite d'excès de table multipliés, don Carlos fut pris d'indigestion, de vomissements et de fièvre ardente. Il rendit le dernier soupir le 24 juillet 1 568, à l'âge de vingt-trois ans. Son emprisonnement, sa fin presque mystérieuse ont fait peser sur la mémoire du roi d'Espagne

1. Mémoire de Saint-SapUce k la reine, en date da 11 août 1565 (Copie da temps; f. fr.; yol. 3163, f. 101).— Lettres de Cathe* rine de MëdicU, t. H, p. 326, 327, 330, 347.

2. Lettre de Cayalli do 7 mai 1568, citée par Gachard (Don Carloi et Philippe II, p. 465, note).

Taocusation de Tavoir mis à mort. Les éludes de M. Gachard ont fait justice de cette calomnie.

Pendant les premières années de son mariage, Elisabeth ne donna point d'héritier à Philippe II. Aussitôt arrivée en Espagne, elle fut menacée de la petite vérole^. Â la fin de septembre 1 560, nouvelle indisposition^. En décembre la petite vérole se déclara et prit de la gravité dès les premiers jours. La reine mère éprouva une vive anxiété, non pour la vie de sa fille, mais sur Tétat de son visage^. La force de la jeunesse triompha des médecins espagnols et des abondantes saignées qu'ils infligeaient à leurs malades. Le 1 6 avril 1 561 , la dame de Yineuil annonce à Catherine que sa fille est rétablie et qu'elle ne sera point défigurée^.

Deux systèmes partageaient les médecins de la reine d'Espagne. Les uns lui imposaient la loi de rester couchée une partie de la journée, les autres de faire un exercice immodéré. Les influences de palais faisaient triompher tantôt

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