‹ Le traité de Cateau-CambrésisChapitre 48 sur 99 · De Thon, Bitt. univenelle, liv. XXXV · texte numérisé non relu

De Thon, Bitt. univenelle, liv. XXXV

fut obligé d*abaodonDer les défenses du port et reporta ses lignes en arrière c au delà du boulevard Lagrange, entre cette place et le nouveau fort. » Cependant, il espérait encore tenir quel* ques jours et attendre Tamiral Clinton» dont l'arrivée était annoncée.

Le St6 juillet, c la brèche du diàteau était si grande, écrit Warwick, si fecile d'accès qu'encore que nous eussions repoussé un assaut, la brèche étant de nouveau élai^e par le feu de leurs batteries, la place devait tomber en leur pouvoir. > Wanvick adressa une lettre à Philippe de Salm, dit le comte rhingrave, capitabe de l'armée du roi , et l'avertit qu'il avait reçu de la reine c commission de traiter d'une bonne paix honorable entre les deux royaumes. > La négociation s'engagea sur ces prémices, mais la lutte n'en continua pas moins. Le 87, l'armée française tenta un assaut qui coûta la vie aux plus vaillants officiers de la garnison. Le lendemain, au lever du jour, Warwick signa avec le connétable l'acte de capitulation à des conditions^ qui lui permettaient de se retirer en Angleterre avec ses derniers compagnons d'armes'.

Deux jours après, au moment où Warwick

1. D'après aoe lettre originale de Warwick an connétable, en date du 17 août 1563, ces conditions forent médiocrement tenues (F. fr., Tol. 3243, f. 31).

2. L'original de cet acte, daté da 28 Jnillel, est conserTé dans le fonds français, toI. 3243, f. 12.

allait prendre le large ^, la flotte de Faillirai Clinton parut à Thorizon. La ville et les forts étaient entre les mains de l'armée française, et l'amiral n'eut d'autre tâche que de rapatrier les blessés et les rares soldats valides qui se groupaient encore autour de leur chef. Le retour de l'armée vaincue fut un désastre pour la ville de Londres. Elle y apporta la peste, et le mal prit une telle gravité que, dans les mois suivants, la mortalité s'éleva à 2,000 personnes par semaine, c La perte du Havre, dit Froude, malgré les malheurs qui en résultèrent, était plus désirable pour l'Angleterre qu'un succès, car elle épargnait au peuple anglais une guerre interminable'. >

La prise du Havre causa en France une joie générale et jeta le plus grand éclat sur la régence de Catherine, qui avait préparé pendant de longs mois et enfin dirigé l'exécution de ce brillant fait d'armes. La ville de Paris ordonna un Te Deum^. La ville de Bordeaux se distingua par son allégresse. Prières, processions, feux de joie devant l'hôtel de ville et dans toutes les rues, adresses où le roi était comparé à Cyrus et la reine mère à Sémiramis, tout fut mis en œuvre par un peuple qui avait souffert plus qu'un

1. Lettre autographe de Warwick au connétable en date da 30 juUIet (F. fr., toL 3243, f. 27).

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