Calendari, 1564, p. 65 et suiv., 103, 108 et saiy
2. L'année suiyante, la reine d'Angleterre essaya de reprendre pied aux portes de Calais. Sous diyerses dénominations, elle avait posé les fondations d'ane sorte de Tgrleresse près de la
' Tille. Le roi fnt obligé de provoquer une conférence diplomatique avec les députés de la reine d'Angleterre et envoya à Calais le président de Harlay, le conseiller du Drac et quelques autres (fin nov. 1565) (Pièce conservée dans le f. fr., vol. 3951^ f. 80 V).
3. Le traité de Troyes est imprimé par Dumont, Corps diplomatique, t. V, f partie, p. 126. — Il a été l'objet d'une étude approfondie de la part de M. le comte de la Perrière {Revve des Questions historiques^ 1*' janvier 1883, p. 36).
dans toutes les villes du royaume ^ fut accueilli avec autant de faveur que la prise du Havre.
Paris et Bordeaux se livrèrent à l'enthousiasme^. La paix est un bien pour tous les peuples, mais les habitants des villes commerçantes y trouvent leur vie entière. Un principe, nouveau au xvi* siècle et dont les secrétaires du roi ne pressentaient pas la portée, avait été inséré dans le texte du traité, celui de la liberté du commerce. Les règlements de notre temps, inspirés par l'équité ou supposés tels, ne peuvent donner une idée des entraves fiscales qui frappaient autrefois les négoces. Imposées à l'origine par des intérêts particuliers, elles partaient de ce principe que la facilité des échanges est la ruine d'un pays et s'étaient aggravées des exigences du trésor royal. L'Angleterre donnait l'exemple des taxes les plus iniques et les plus rigoureuses. L'importation était frappée d'un droit fixe de 45 deniers pour livre et l'exportation de 12 deniers seulement. Pendant les règnes de Henri VIH et de Marie Tudor, les droits avaient été augmentés sur toutes marchandises du double, du triple ou du quadruple suivant les
1. L'original da cri pablic, signé de Robertet, est conserré dans le Tol. 3243 du fonds français, f. 10. La pièce a été publiée par La Popelinière, 1581, 1. 1, f. 369 y*.
2. Cérémonial de la yille de Paris (F. fr., roi. 18528, f. 44}. — Uttres de Catherine de Médkis, t. n, p. 175.
cas. Tout Français qui arrivait à Londres avec un navire était tenu de prendre un pilote anglais à son entrée dans la Tamise, de déchaîner à un quart de lieue de la ville et de confier ses transports à des bateaux du pays, de payer un impôt personnel pour lui et ses gens à l'entrée et à la sortie, de solder un droit de place arbitrairement fixé par le maire de Londres et une licence au profit de certaines seigneuries. Les mesures locales étaient de deux sortes : celles de la reine, plus étendues, étaient appliquées aux Français vendeurs ; celles de la ville, plus bornées, aux acheteurs. Le marchand français ne pouvait vendre qu'aux bourgeois de Londres, à des tarifs fixés d'avance par les officiers de la ville, et n'avait pas le droit de remporter les marchandises qui avaient touché le sol anglais. Il devait employer en acquisitions la totalité de la somme perçue. La banqueroute de l'Anglais acheteur était une véritable opération commerciale, que la coutume et la loi entouraient de mesures tutélaires. Au retour, le Français ne pouvait emporter sur son navire les mar^ chandises acquises ni les emballer lui-même, l'exportation et l'emballage appartenant exclusivement aux nationaux. Tout navire échoué était confisqué corps et biens ^ En France, les