Mémoire des arUsâns de Paris au roi, avec réponse du roi
taxes fiscales étaient nombreuses, mais n'avaient pas ce caractère d'iniquité égoïste que les bourgeois de Paris reprochent aux règlements anglais. Malgré ces entraves, les relations étaient nombreuses entre les ports de la Normandie et la ville de Londres. Â ce progrès on reconnaît l'adoucissement des moeurs du moyen âge, époque où la qualification d'étranger est le plus souvent synonyme d'ennemi.
Le traité de Troyes était destiné à accélérer le mouvement. Depuis la paix du 1 1 avril 1 564, la France et l'Angleterre n'ont cessé de marcher côte à côte. L'intervention de la reine Elisabeth, à chaque prise d'armes du parti réformé, ne put entraver le développement commercial. Les intérêts l'emportèrent heureusement sur la politique. Les deux peuples, malgré une certaine antipathie de race qui remonte peut-être à la guerre de Cent ans, se sentaient solidaires et eurent la sagesse de rester alliés. Aujourd'hui, Tunion est indissoluble et défie les querelles, les rivalités, les difi'érences de mœurs ou de caractère, les fautes des gouvernements.
da 17 septembre 1564 (Copie da temps ; coll. Dapay, toL 569, f. 213).