‹ Le Traité de Versailles et la Reconstruction des Régions dévastéesChapitre 11 sur 41 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

L’utilité de la Critique du Traité.

«On ne méditera, a écrit M. G. HANOTAUX, jamais assez sur les origines et les conséquences de la guerre de 1914, et sur les conditions de la paix qui y mit fin».

L'importance même que présente pour notre pays la reconstitution matérielle des régions dévastées, justifie la méditation approfondie des clauses adoptées par le Traité pour le règlement de ce point particulier, — vital pour nous — simple fraction de lPimmense problème soumis à ceux qui assumèrent la tâche de préparer la paix.

Aussi bien, depuis bientôt trois ans que le Traité a été signé, qu’il a affronté les réalités, il a fait l’objet de critiques nombreuses qui ont porté, tant sur les principes qui l’ont inspiré, que sur ses détails d’exécution.

Loué par les uns, blâmé par les autres, il a provoqué des discussions techniques, des polémiques politiques. Et devant ces oppositions diverses d’opinion sur un texte solennel et définitif, on peut se demander si l’étude critique est ici véritablement opportune,

Toute critique de ce monument qui concrétise devant le monde les obligations de l’Allemagne, n'est-elle pas un apport aux tergiversations des allemands dont le seul but est de démolir un texte qui les lie indiscutablement, escomptant adroitement que, quelles que soient les dispositions qui pourraient être adoptées à sa place, ils gagneront au change.

«C'est le mauvais ouvrier qui se plaint de son outil” rappelle M. CLEMENCEAU dans sa préface à l'ouvrage que M. TARDIEU a consacré à la défense passionnée du Traité, de sa préparation, de ses auteurs.

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