‹ Le Traité de Versailles et la Reconstruction des Régions dévastéesChapitre 22 sur 41 · SECTION IIL — LA DETTE DE L’'ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

SECTION IIL — LA DETTE DE L’'ALLEMAGNE

Les restitutions à l'identique, et les livraisons en nature dont nous venons de résumer les résultats, ne sont qu’une partie du système général adopté par le Traité pour les Réparations. Théoriquement même ils ne devaient jouer qu’accessoirement dans le principe géneral de paiement après évaluation”

Pour éxécuser ce principe, il fallait donc tout d’abord évaleur nos dommages. L’énormité des difficultés que comporte cette opération, a fait reculer la Conférence de la Paix devant sa réalisation immédiate, et l'insertion de son résultat dans le Traité lui-même.

Au surplus, on craignit alors qu’une somme déterminée insérée au Traité, liât les Puissance Alliées, et ce au détriment de leurs droits, au cas où elle serait insuffisante. C’est toute la question du forfait qui déjà se posait.

Les Membres français de la conférence s’y opposaient irréductiblement, la réaiitéél’a rapidement imposé.

Rappelons ici les paroles prononcées à ce sujet au Conseil des Qautre par nos représentants :

Mr. LOUCHEUR-—28 Mars 1919 — «Je dois répéter avec force que le chiffre forfaitaire qu'on nous offre ne permet pas de réparer l'ensemble des dommages aux personnes et aux biens.

Mr. KLOTZ —-28 Mars 1919—«Les Allemands sont astreints, et se sont engagés à réparer les dommages. Nous ignorons aujourd'hui

ce que coûteront les réparations. Des évaluations ‘improvisées seraient imprudentes.»

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