‹ Le Traité de Versailles et la Reconstruction des Régions dévastéesChapitre 34 sur 41 · NAN · texte numérisé non relu

NAN

Ce textes parlent suffisamment par eux-mêmes. — nous y trouvons des phrases qui couvrent à la lettre notre thèse.

a) Le point de vue allié comporte en effet la restitution intégrale, en nature ou en équivalence agréée, de tout le matériel manquant dans les régions qui ont été envahies par les troupes des Empires Centraux.

b) Les revendications alliées ne visent pas uniquement les machines, elles s'étendent à tout le matériel manquant dans les rêgions susdites.

c) Ils ont besoin de tous les objets dont les Allemands les ont privés.

La question est donc posée clairement, dans toute son étendue, dans toute sa simplicité.

Elle est tellement nette et conforme à l’idée que tout le monde se fait de la responsabilité de l'Allemagne, que celle-ci répond en protestant de ses bonnes intentions:

<Il y a donc parfait accord entre le Gouvernement allemand et les exigences de la note du Maréchal FOCH du 5 Janvier, dans la mesure où cette note exige «la restitution entiêre en nature ou en indemnités équivalentes et consenties» de tout le matériel enlevé par l'Allemagne des territoires occupés, et qui, par suite, y fait défaut».

L’Aliemagne demande seulement que cette question soit réglée par le Traité de Paix.

Ecartons ici l’appréciation de cette réserve. (!) (Car étant admis qu'il y a là une matière ressortissant du Traité de Paix, que ce dernier n’a-t-il adopté les formules lapidaires de nos prémier négociateurs !

(1) Théoriquement, il semble en effet que le réglement des réparations soit plus du ressort d’un Traité de Paix que d’une Convention d’Armistice. — D'autre part, il est évident que l'exécution des réparations devait prendre une durée incompatible avec le caractère provisoire d’un Armistice. — Pratiquement, l'urgence de certaines questions ne permettait pas de s’arrêter à de pures règles de forme; et, dans la réserve allemande il faut voir surtout la recherche d’un moyen dilatoire.

La France avait exprimé sa pensée, l'Allemagne avait marqué son accord; le 12 Janvier, le Président de la Commission Intéralliée Permanente d’Armistice devait expédier à PARIS le télégramme suivant:

12 Janvier 1919

Général NUDANT à Ministre Reconstitution Industrielle

Officieusement Général HAKING m'a entretenu ce matin de question de rétrocession de machines et matériel enlevés de France et Belgique. Point de vue anglais serait que question relève surtout de Traité de Paix car le remplacement ou paiement de machines et matériel manquant se traduira par répercussion sur vie économique allemande et par grosses sommes à payer. Et sur ce dernier point les intérêts français et belges ne ee. être traités à part de ceux anglais.

Le Ministre Français répondit ce qui suit:

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