‹ Le Traité de Versailles et la Reconstruction des Régions dévastéesChapitre 4 sur 41 · ER · texte numérisé non relu

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en montraient béatement le contenu — bijoux en majorité, montres, etc...

Les meubles, pianos, valeurs de coffre-fort, étaient réservés aux officiers plus favorisés en moyens d’effraction et de transport.

Vols individuels, dira-t-on ; — oui, mais officiellement protégés, puisque dans chaque localité importante de l’arrière-front tous les petits paquets individuels, et autres prises, étaient soigneusement entassés ’avec étiquettes au nom du «nouveau propriétaire », dans un vaste local, gardé par les soins de la Kommandatur, et portant l’enseigne : Beutesarnmelstelle (local de rassemblement de butin.(!)

Comparons avec ces données les arguments exposés par l'Allemagne pour plaider sa cause après la guerre, et notamment l'introduction de son «Mémoire au sujet des dommages de guerre

(dommages matériels) causés en France, à indemniser par le Gouvernement allemand», présenté à la Commission des Reparations :

«Nécessités des réquisitions, et leur admissibilité d’après le droit des gens».

Les réquisitions faites dans les régions occupées pendant la guerre ont été de deux sortes; réquisitions militaires et réquisitions économiques.

Les premières comprennent les biens saisis pour les besoins de l’armée du front et de l’armée d’occupation. Elles ont été prévues par les articles 52 et 53 de la Convention de la HAYE concernant les usages de la guerre continentale.

Les réquisitons économiques touchent les biens saisis qui, nécessaires à l'organisation économique de guerre, généralement ont éte transportés en Allemagne, pour y être mis en valeur par les autorités compétentes. Elles ont été nécessitées par le fait même qu’en 1914, au début de la guerre, l'Allemagne n’avait de réserves extraordinaires d'aucune sorte, et que toutes ces voies d’approvisionnement en vivres en fourrages, en matières premières, produitsfabriqués et demi-fabriques lui furent coupées de toute manière, sur terre et sur mer. L'Allemagne ne pouvait remédier à cette situation critique qu’en saisissart et exploitant systématiquement toutes les mätières dont elle

(1) 11 nous a été donné de voir plusieuss de ces locaux, mais nous avons pu notamment juger en ses détails, celui de Vervins (Route de Laon à Hirson) Juin 1919,

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