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Machines-outils (tours, perforeuses, perceuses, fraiseuses, étauxlimeurs, etc. etc. . .);
Machines et matériel agricoles :
Tubes en acier ;
Pavés en granit ;
Pompes en tous genres ;
Matériel de chemins de fer à voie normale (locomotives, wagons, wWagons-citernes, etc. . .); Raïls et matériel de voie ; Papiers ; «Offres de meubles et de tous travaux d'installation intérieure, portes, fenêtres, parquets, lambris, etc. .. pour les régions dévastées» (sic)
Nous ne citons là que les matériaux et objets que nous avons le plus souvent relevés dans les correspondances et documents que nous avons eus sous les yeux. Mais les quantités offertes et la vartété des produits démontrent que l’industrie allemande fabrique et qu’elle offre.
D'ailleurs, il a été créé dans les Pays Rhénans, et sous les auspices du Ministère Français des Régions Libérées (Office de la Reconstitution Industrielle), un Comptoir d’Achats.
Cette organisation a pour but de mettre les sinistrés français en rapport avec les maisons de vente allemandes, susceptibles de leur fournir les catégories de matériel qui leur sont nécessaires pour la remise en état de leurs installations.
En conséquence, à ne s’en tenir qu'aux disponibilités offertes par la production allemande, on trouverait de quoi satisfaire un grand nombre de demandes de nos sinistrés en matériaux de tout genre. Mais en l’état actuel des choses, le Français sinistré qui désire du matériel offert par l’Allemagne, doit s’en porter acheteur. L'Allemagne ne paie pas sa dette aux sinistrés, mais ceux-ci n’obtiennent du matériel que contre argent comptant.
Bref, ces achats, pris en eux-mêmes, prouvent clairement, et nos besoins de matériel, et les possibilités de l’Allemagne.
Les disponibilités du commerce allemand seraient elles en défaut pour certaines catégories de matériel, que le problème ne serait pas épuisé.
Et, si l’on se rappelle qu'un grand nombre de villes d’Angleterre et d'Amérique ont adopté des communes françaises pour les aider dans leur restauration, on ne peut s'empêcher de penser qu'il n’y aurait que justice à demander à l'Allemagne, par la crainte du «gendarme», dont un de nos premiers Ministres parlait récemment à la Tribune, une aide que la solidarité a inspirée
à nos Alliés.
Il est d’ailleurs possible d’établir une liste des villes et localités, usines et organisations diverses, détruites, pillées, endommagées, et d'inscrire en regard de chacune un nom d'organisation allemande de nature et d'importance correspondantes; cet état dressé, nous posons en fait (et des Allemands à qui nous avons affirmé la chose ne nous ont pas contredit), que le groupe allemand pourra fournir, sans que ses habitants en soient le moins du monde réduits à un dénuement comparable à ce qu’on observe encore dans nos régions libérées, le nécessaire, le suffisant
à nos pays à remeubler, à reconstruire, en un mot à remettre en état.
Il se trouverait tout naturellement que, dans une translation ainsi opérée, des objets d’origine française rejoindraient leur patrie.
Nous ne doutons pas que la question ainsi envisagée ne soit susceptible de faire sourire M. KEYNES dont la subtilité économique se soucie peu des réalités simples.
Il n’est cependant pas mauvais de rester dans la simplicité, et la conception allemande des prélèvements en France était ellemême simple, ainsi que nous l’avons exposé.
Le Gouvernement a dit à ses nationaux, à ses usines, à ses armées, de quoi avez-vous besoin ? — et il a centralisé les demandes.
Il a dit à ses organes de recherches en France: quels sont les existants de diverses catégories ?
SRE: Ale
Au reçu des renseignements, il a comparé les deux données, et il a émis, en conséquence, les ordres d’enlévement et d’expédition sur l'Allemagne.
Réaliser au profit de nos régions dévastées l’opération inverse, voilà au fond toute notre idée.
Tous nos efforts ont tendu à en considérer l'opportunité théorique et pratique. En constatant l’immensité des ressources allemandes, nous sommes arrivé au terme de notre examen.
Actuellement, en Allemagne, les maisons se batissent, se réparent ; les usines marchent à plein rendement, les ouvriers travaillent dix, onze heures par jour, les ateliers de construction sortent chaque jour du matériel de chemins de fer(!), les chantiers maritimes lancent des navires; en ville, tous les magasins sont achalandés, les maisons d'habitation regorgent de mobilier confortable ; les lieux de plaisir — casinos, théâtres, champs de courses — sont envahis, les Allemands y dépensent sans compter leur papier monnaie, déprécié il est vrai, mais avec lequel, cependant, on achète, on vend, on fait des affaires et l’on vit grassement.
En admettant que dans le patrimoine de tout débiteur, il existe une fraction insaisissable pour la libération d’une dette, fraction qui se définit par «l'indispensable» à la vie matérielle, il est constant que tout créancier peut exiger l'excédent de cet indispensable, jusqu’à concourrence de l’étendue de sa créance. Cet excédent en Allemagne pouvait combler nos beosins.
(:) Ainsi il a été mis à la disposition du public, pour le transport des céréales et fourrages, 86.622 wagons couverts en Semptembre 1921 au lieu de 49.232 en septembre 1920; pour le transport des engrais, 71.090 wagons au lieu de 48.264.