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ment et distinctement ses propres vues sur les affaires en question, de s'arrêter là et d’attendre l’apaisement de l’état des esprits en Angleterre et l'initiative probable de nouvelles négociations, de la part du Gouvernement Britannique.
Les prévisions du Président se réalisèrent dans des circonstances d’un intérêt particulier pour les Etats-Unis.
Pendant la dernière guerre entre l’Allemagne et la France, la situation de l’Europe fut de nature à amener les ministres Britanniques à prendre en considération les relations étrangères de la Grande Bretagne ; et, ainsi que Lord Granville, le Ministre Britannique des affaires étrangères, l’a établi lui-même à la Chambre des Lords, on eut lieu d'envisager avec inquiétude les relations embarrassées du gouvernement Britannique avec les Etats-Unis et le malaise qui en résulterait dans l’éventualité possible de complications en Europe. Sous cette impression, le gouvernement envoya à Washington un homme qui jouissait de la confiance des deux Cabinets, Sir John Rose, avec mission de constater si des ouvertures tendant à rouvrir les négociations seraient
J accueillies par le Président dans un esprit et d dans des termes que la Grande Bretagne ! pût accepter.
d C'était la seconde fois, pendant la généra- . tion actuelle, que la politique étrangère de : l'Angleterre avait été guidée par le senti- . ment de l'importance qu’il y avait pour elle à maintenir de bonnes relations avec les Etats- Unis; car, en arguant de ce point, la France, au commencement de la guerreavec la Russie, avait amené le Gouvernement Britannique à renoncer à ses prétentions belligérantes excessives et préjudiciables aux neutres, qui, ; à une époque antérieure, avaient servi à la ù : brouiïller avec la France et les Etats-Unis. | Il y a un autre fait qui, dans mon opinion, | 3 | a contribué puissamment à amener ces ouvertures de la part du Gouvernement Britanb nique, bien qu’il n’en eût pas été fait men- L tion à ce sujet par Lord Granville, Je fais allusion à la recommandation du Président au Congrès de nommer une commission chargée d'entendre les réclamations des citoyens américains contre la Grande Bretagne, motivées par les actes commis par les croiseurs confédérés, à l'effet de les faire soutenir par le Gouvernement des Etats-
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‘Unis. Dans cet incident, il y eut matière à
grave et sérieuse réflexion pour la Grande Bretagne.
En arrivant à Washington, Sir John Rose trouva les Etats-Unis disposés à répondre aux avances du Gouvernement Britannique par une réciprocité complète de bons sentiments.
Ouvertures faîtes par la Grande Bretagne.
En conséquence, le 26 janvier 1871, le gouvernement Britannique, par l'entremise de Sir Edward Thornton, proposa formellement au gouvernement Américain la nomination d’une Haute Commission mixte, devant tenir ses sessions à Washington et y aviser aux moyens de régler les diverses questions pendantes entre les deux Gouvernements, relativement aux possessions Britanniques de l’ Amérique du Nord.
A cette ouverture, M. Fish répondit que le Président serait heureux de nommer, comme il y était invité, des Commissaires représentant les Etats-Unis, pourvu que les délibérations de la Commission pussent s'étendre aux autres questions, c’est-à-dire comprendre les différends résultant des incidents de la