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phlet extra-judiciaire sous le faux prétexte que c'était l’acte d’un Arbitre, il agissait réellement comme le Représentant de la Grande Bretagne. Là est l'erreur du Chief Jusice. Il pouvait, après sa fuite du Tribunal, publier en Angleterre le contenu de la pre.
mière partie de ses “ Raisons,” comme un acte personnel. Ce fut déshonorant de glisser cette œuvre dans les archives du Tribunal et de la publier dans la Gazette de Londres comme l'acte officiel d’un Arbitre.
En même temps, on ne peut manquer de se souvenir avec quelle indécence Sir Alexander Cockburn attaqua les Ministres, même durant le cours de l’arbitrage, à l’occasion de son intervention officieuse dans l’affaire de Sir Robert Collier.
Par suite de tous ces incidents, et du contraste extraordinaire qu’il y a entre la conduite de M. Adams et celle de Sir Alexander Cockburn, contraste admis par les Anglais eux-mêmes, il est facile de comprendre que, tandis que le premier a été expressément honoré de l'éloge officiel des deux Gouvernements, le second, en insultant d’une manière déréglée ses collègues de l’Arbitrage ainsi que les Etats-Unis, a, tout en rece-
vant dans le Parlement des éloges dictés par l'esprit de parti, rendu difficile, pour ne pas dire impossible, qu’il fût sincèrement approuvé, même par son propre Gouvernement.
Opinions des autres Arbitres.
Les autres Arbitres ont fait aussi enregistrer leurs opinions amendées et définitives ; chacune d’elles mérite l’attention. Ces pièces consistent en un exposé affirmatif des vues de l’Arbitre qui parle. Le Comte Sclopis, M. Stæmpfli, le Vicomte d’Itajubà et M.
Adams ont établi individuellement les conclusions auxquelles ils étaient arrivés, après lecture des documents et des plaidoyers remis au Tribunal. Aucun d'eux ne semble s'être imaginé que la cause de la vérité et de la justice aurait pu être utilement servie par une excursion hors des documents et des plaidoyers présentés et par une critique ou une chicane desopinions de l’Arbitre Britannique.
Nous commençons par M. Adams. $es opinions sont assez longues, et quoiqu’elles contiennent des données exactes sur la loi locale lorsque ces renseignements ont de l'intérêt, elles doivent surtout être considé-
rées au point de vue plus élevé de la diplomatie et de la jurisprudence internationale.
M. Adams ne descend pas de son siège de juge pour aller à la barre de l'avocat. Fil avait cru convenable de le faire, il aurait pu trouver dans les accusations passionnées de tout le passé politique des Etats-Unis, répandues dans l’Exposé, le Contre-Exposé et le Plaidoyer de la Grande Bretagne, autant de causes d’acrimonie et d’acerbité que Sir Alexander en a extrait des Exposés et du Plaidoyer des Etats-Unis. Mais il ne succombe point à une pareille tentation. “Il dédaigne le caractère de l’avocat,’”’ comme dit avec raison le Zelegraph, et il parle ‘ avec l’impartialité d’un juriste et l'honneur délicat d’un gentleman.” En conséquence, ses opinions sont irréprochables dans le fond et dans la forme. Il signale le manque de Ja diligence voulue dans le cas de l’ Alabama ; et l’Arbitre Britannique l’a signalé aussi. Il trouve un mépris extraordinaire de la loi dans le cas du Florida ; et l’ Arbitre Britannique a été du même avis. Ilremarque une série de méfaits scandaleux commis par les fonctionnaires. du Gouvernement Anglais dans ces deux cas; et l’Arbitre Britannique
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