ERA
comportant qu’une action topique. La non absorption dont la cause réelle est encore inconnue peut hypothétiquement être considérée comme résultant soit de l’englobement du novarsénobenzol dans la masse mucilagineuse,soit de l’action inhibitrice du mucilage sur la muqueuse,soit encore de l’hypertonicité du liquide de pansement. Le succès de cette thérapeutique locale est, fonction de la nature de l’excipient. Mathieu a signalé le spasme et l’hypersécrétion muqueuse traduisant l’intolérance de l’instestin normal pour l’eau ; l'huile par son action irritante et les fermentations qu’elle provoque n’est pas un véhicule à accepter. Ces notions ont conduit, Friedel à composer un «excipient colloïdal » un mucilage joignant à son grand pouvoir d'absorption pour l’eau une action protectrice et décongestive de la muqueuée. Le 914, à la dose de 1 gramme réparti dans un excipient convenable a donné à Taillandier de bons résultats cliniques, coprologiques, et rectoscopiques.
Le pansement rectal comporte des indications limitées. Il s’adresse aux recto-sigmoïdites douloureuses et surtout hémorragiques. Il diminue le ténesme, modifie les sécrétions mais ne détruit pas les kystes inclus dans la paroi. Son action purement locale n’influe pas sur la dépression générale du malade, circonstance fâcheuse chez des sujets en proie à la cachexie amibienne.
C) Voie buccale :
L'intolérance digestive vis-à-vis de l’émétine limitant son emploi aux voies sous-cutanée et rectale devait faire
rechercher le moyen d’administrer le novarsénobenzol
de par la voie buccale « seule voie véritablement efficace . pour déterminer la disparition des kystes, et pour en modifier la persistance parfois décourageante. » Deux formes pharmaceutiques ont été proposées pour l'emploi ab ingestis du 914 : les capsules en gélatine formolée ét les comprimés. Plus facilement acceptés, les comprimés de novarsénobenzol — ou narsénol — dosés à 10 centigrammes de produit actif, protégés par un enrobage spécial, ne s’oxydant pas à l'air, ne se dissociant que dans l'intestin présentent le maximum d'avantages. Leur action destructive sur les kystes témoigne de leur supériorité sur la voie veineuse. Grâce à eux Ravaut a obtenu la disparition provisoire d’entamæba coli connus cependant pour leur résistance aux antiseptiques. Chez un autre malade dont l’examen des fèces avait montré des kystes d’entamæba coli, d'entamæba dysenteriæ et de trichomonas, une cure de dix jours de narsénol— à raison de un comprimé par jour — amena dès le troisième jour la disparition des kystes, résultat confirmé par 60 examens successifs, seuls les trichomonas avaient persisté, Dans une autre observation concernant un sujet porteur de kystes d’amibes dysentériques et de lamblia, alors que l’émétine n'avait produit qu’une amélioration passagère le narsénol fit disparaître les parasites en dix jours. Ces exemples démonstratifs mettent en évidence les avantages de la voie buccale.
La déduction que l’on peut tirer de ces faits est que vis-à-vis des parasitoses intestinales chroniques la voie buccale assure des succès de beaucoup supérieurs à CEUX que l’on peut attendre des autres modes d’aministra-
fon pos
tion. C’est à elle qu’il faut avoir recours d'emblée, Nous ÿ
insistons intentionnellement ‘pour: mieux marquer les
progrès thérapeutiques récents. Le clinicien doit avoir à sa disposition une méthode simple, éprouvée, ne nécessitant pas un contrôle médical trop absolu. Le narsénol tout en marquant une étape décisive dans le traitement de l’amibiase chronique est maintenant assez peu employé. L'étude et l'application des dérivés de l’acide arsinique ont modifié et simplifié la thérapeutique amibienne, Leur électivité pour les formes kystiques leur concède une importance capitale que nous nous efforce-
rons d'exposer clairement dans la deuxième partie de ce travail.
LES DÉRIVÉS ACETYLÉ ET FORMYLÉ | DE L’ACIDE te
. (Elude chimique el résullats cxpérimentaus).
‘Le stovarsol et le tréparsol sont, l’un et l'autre, des dérivés de l'acide méta-aminoparaoxyphénylarsinique. Le stovarsol préparé par Fourneau ét Trefouel est l’amide acctylé de cet acide, le tréparsol réalisé DE sp, et en est l’amidé formylé, | Nous ne donnerons sur ces composés de formule Compléxé que quelques indications chimiques sommaires, destinées Surtout à montrer leurs relations avec les arsenobenzènes déjà confus, en particulier avec le salvarsan. ‘La nomenclature chimique réunit Sous le nom « d’acides arsiniques » tous les corps organiqués qui possèdent
Are leur rnoéculé le? groupement LEE TENTE Sare Re As OH