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sitairé qui peut expliquer, dans une certaine mesure, l'échec du stovarsol. :
Le Docteur Perret, médecin-major des troupes coloniales, cite l’observation d’une femme, Mme X.…, atteinte de troubles gastro-intestinaux caractérisés au début par des selles bouse de vache, une à deux par jour pendant neuf à dix mois; puis de la diarrhée spumeuse sans glaires, ni sang; enfin, par une augmentation notable de la diarrhée ; douze à quinze selles par jour, fétides, avec ténesme, spasmes intestinaux et une atteinte notable de l’état général.
L’analyse révèle la présence d’Amibes et de Trichomonas. On prescrit deux comprimés de fréparsol par jour pendant huit jours. Au deuxième jour, la malade n’évacue que deux selles, demi-pâteuses, non fétides; le ténesme a disparu. Le troisième jour, elle n’a plus qu’une seule selle moulée. ;
Après le huitième jour de traitement, on suspend la médication pendant huit jours, au cours desquels aucune rechute ne se produit. On prescrit ensuite un comprimé de tréparsol (0 gr. 25) pendant huit jours. L'amélioration persiste. Malheureusement, à ce moment-là, on n’a pas fait de nouvel examen de selles. Cependant, le résultat heureux de la médication par le tréparsol sur la marche de la maladie, permet de. supposer une influence directe du treparsol sur les parasites (Amibes et Trichomonas).
L’acétylarsan fut employé dans la trichomonose par le Docteur Ch. Garin.
Une de ses observations raconte l’histoire d’un ancien amibien de Salonique qui a abandonné tout trai-
A LE tement depuis la fin de la guerre et conserve des selles bouse de vache avec de nombreux kystes d'Amibes et de Trichomonas. L’administration de l’émétine combinée au stovarsol l’améliore, mais les selles sont pàteuses, diarrhéiques et de deux par jour avant et pendant le traitement, elles atteignent le nombre de cinq et six au bout de quelque temps (octobre 1924). En novembre, l’analyse n’y révèle plus de kystes amibiens, mais les Trichomonas persistent nombreux. Le malade reçoit alors une injection d’acétylarsan et dès le lendemain les Trichomonas ont disparu; le malade n’émet qu’une selle moulée.
A cette observation, nous en ajoutons deux autres de trichomonose pure, que nous devons à l’obligeance du Docteur Garin.
Observation 1. — Diarrhée à Trichomonas.
Une femme de 35 ans, d'aspect malingre et de teint pâle, a depuis plusieurs jours de la diarrhée avec quatre ou cinq selles quotidiennes. Je la vois en octobre 1924. L’examen des selles montre qu’il s’agit de selles diarrhéiques sans mucus, ni glaires, ni sang.
L'examen microscopique montre de nombreux Trichomonas intestinalis libres.
Les antécédents de la malade ne présentent rien de particulier; l’examen clinique ne montre rien d’anormal. La malade attribue sa diarrhée à un refroidissement quelle aurait pris la nuit. Une potion opiacée a été sans effet sur sa diarrhée,
Je lui administre une ampoule de 3 centimètres cubes d’acétylarsan, soit O0 gr. 75, en injection intramusculaire.
Dès le lendemain, les Trichomonas ont disparu. La diarrhée ne disparaît que le deuxième jour après l'injection. Huit jours après la première injection, les selles, examinées à
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nouveau, sont normales; pas de Trichomonas. Une nouvelle injection d’une ampoule d’acétylarsan est prat quée par précaution.
La malade n’est pas revue depuis, mais tout fait présager que sa diarrhée n’est pas revenue. .
Observation II. — Diarrhée à rechutes à Trichomonas. ..
Femme de 50 ans, de forte corpulence. Se présente, en août 1924, pour de la diarrhée. Depuis six mois, elle a eu, à plusieurs reprises, de la diarrhée avec coliques et cinq à six selles plus ou moins liquides, mais non sanglantes, chaque jour. Cette diarrhée a duré chaque fois de huit à quinze jours. Dans l'intervalle, les selles seraient normales.
L’appétit est resté bon; la malade n’a pas maigri. Elle a actuellement de la diarrhée depuis une dizaine de jours. Elle s’est soignée toute seule en employant la diète, l’eau de riz et des paquets de bismuth délivrés par un pharmacien, sans résultat.
L’examen viscéral, à part un peu d’emphysème pulmonaire, ne montre rien d’anormal. :
L'examen des selles, jaune pâle, diarrhéiques, ne montre ni sang, ni glaires. L’examen microscopique montre des Trichomonas en très grand nombre; il y en a quatre ou cinq par champ.
On pratique, le 12 août, une injection intramusculaire d’une ampoule (0 gr. 75) d’acétylarsan. Le lendemain, on ne trouve plus de Trichomonas dans les selles, qui restent liquides.
Le 19 août, la malade est revue. La diarrhée a disparu depuis le 14. Les selles, d'aspect normal, ne renferment pas de Trichomonas.
Je pratique une nouvelle injection d’une -ampoule d’acétylarsan,
La malade n’est plus revue jusqu’en novembre 1924. Elle a eu, en octobre, un peu de diarrhée qui n’a duré qu’un jour et qu’elle met sur le compte d’une indigestion. Elle a engraissé de 1 kilog. Les selles sont normales et ne renferment plus de Trichomonas.
Nouvelle injection d’une ampoule d’acétylarsan par précaution. a
En résumé, la trichomonose intestinale pure relève à son tour d’un traitement arsenical. Sans doute, expérimentalement, l’action de la térébenthine, des solutions iodées est efficace et il sera utile de conserver dans la thérapeutique les lavements térébenthinés ou iodés et les capsules d’essence de térébenthine. Mais l’on voit aussi que si les injections intraveineuses de de novarsénobenzol ne semblent pas devoir être conseillées, par contre l’usage des arsénicaux par voie buccale, tels que le stovarsol, le tréparsol et l’acétylarsan en injections intramusculaires ou sous-cutanées sont de nature à provoquer une sédation nette des phénomènes morbides par action directe sur le parasite. L’acétylarsan paraît même ici l'emporter sur les autres produits similaires.
Dans la conduite du traitement, comme pour la lambliose, on doit s'inspirer de la méthode indiquée respectivement par Marchoux, Flandin et Ch. Garin dans l’amibiase, en se basant toujours sur les données de la clinique et des examens coprologiques.
Dans les cas fréquents et tenaces d'associations parasitaires, lorsque les selles fourmillent d’Amibes végétatives, de Lamblia, de Trichomonas, on instituera d'emblée un traitement énergique émétino-arsenical, tel qu'il est proposé dans la crise dysentérique aigué, et il sera prudent de le faire suivre d’un long traitement d'entretien par les comprimés (stovarsol ou tréparsol), à la dose de 0 gr. 25 tous les deux ou trois jours, pendant plusieurs mois, à moins d'accidents toxiques, qui nécessiteraient l’arrêt de la médication.
CRTeRE
Si, au lieu d’Amibes végétatives, les matières renferment surtout des kystes amibiens ou dans le cas de lambliose-trichomonose, on prescrira un traitement d'attaque intense par les arsénicaux, suivi encore d’un
traitement d’entretien prolongé.