‹ Le Traitement Arsenical et Ses Réactions Biotropiques Dans La Maladie De Duhring-BrocqChapitre 17 sur 22 · LEUR (1 TA · texte numérisé non relu

LEUR (1 TA

L'examen des organes ne révèle rien d’important. On constate une adénite scléreuse des ganglions du cou, de la nuque, des aisselles et de la région inguinale. Le cuir chevelu, la peau du tronc et des extrémités montrent des égratignures d'origine prurigineuse reposant sur une base ,infiltrée et érythémateuse ainsi que des groupes de bulles qui portent également des traces de grattage. Sur la partie inférieure des deux cuisses les lésions ont par endroit un caractère suintant. Le tableau clinique ressemble plutôt à un eczéma chronique qu’à une dermatite herpétiforme de Duhring, mais après quelques jours le tableau clinique devient absolument typique. Du point de vue histologique on voit l’image habituelle : les bulles soulèvent tout l’épiderme sans que l’épithélium ait subi des phénomènes de dégénérescence. Les bulles contiennent de nombreuses pyocytes.

Le derme montre une infiltration œdémateuse légère, une vaso-dilatation et une transsudation pas très accentuée.

Le réaction de Wassermann est faiblement positive. J/examen hématologique ne montre pas d’éosinophilie.

Le traitement que la malade a d’abord suivi était le suivant : Des injections intraveineuses de bromure de strontium, et des applications de rayons X. Des bains de permanganate et des pansements avec la pâte de zinc ont aïnsi été appliqué. Il ne s'était pas produit d'amélioration.

On entreprend dans notre service un traitement combiné de novar et de rayons ultra-violets. Le succès était étonnant; déjà après la troisième injection de o gr. 15 de novar on constatait une amélioration subjective et objective. La température vespérale qui se maintenait entre 38° et 30° revenait à la normale. Le prurit diminuait aussi que l’éruption qui se localisait sur la poitrine, l’abdomen et la partie inférieure des cuisses. Dans des intervalles de 5 à 6 jours on pratiquait 5 injections de novar de o gr. 30 (la dernière de o gr. 45) totalisant 2 gr. 1. En même temps on administrait des doses progressives de rayons U. V.

On constatait quelques récidives dans des intervalles de plus en plus éloignées et d’un caractère de plus en plus bénin. L'affection finit par disparaître complètement, En outre, la régression de l’adénite est effectuée. La malade a pu quitter la clinique débarrasser pour la première fois depuis trois ans de tous les symptômes de sa maladie.

SSD EE OBSERVATION 10. — (Hutchinson 1893).

Miss E. L., âgée de 52 ans vient consulter le 7 juillet 1807 pour une éruption sur le corps et les membres. La malade aurait eu quelques vésicules sur la face interne des joues et sur la langue au mois de novembre 1889. Au mois d’août 1800 les vésicules sont apparues sur le tronc et sur les membres.

A l’examen on trouve de larges plaques érythémateuses et de nombreuses bulles sur les deux jambes. Traitées par l’iodure de potassium et l’arsenic à doses croissantes les lésions disparaissent.

En août 1803, la malade vient encore consulter pour une éruption de la même nature. Depuis 1807 elle a eu plusieurs poussées. Ces poussées s’accompagnent de douleurs et de sensation de cuisson. Il y a des éléments érythémateux, vésiculeux et bulleux. Sur la langue et la muqueuse buccale il y a des éléments herpétiques.

La malade est mise à l’arsenic à doses élevées. Après quinze jours les poussées sont devenues intenses et les symptômes fonctionnels, douleurs, cuisson intolérables. Les plaques érythémateuses sont devenues très larges et œdémateuses.

Le traitement par l’arsenic est continué et le 28 septembre 1893 la malade est complètement guérie.

OBSERVATION 11. — (Mile Eliaschef).

M. H..., âgé de 17 ans. Entré le 21 mars 10906. Antéc. héréd. Père atteint de tuberculose pulmonaire et ulcères récidivants de la jambe.

Le malade a eu à l’âge de o ans une pleurésie. Il aperçu, il y a 3 mois, au mollet gauche, trois petites croûtelles qu’il écorcha. Pour arrêter un léger saignement, il colla un emplâtre sur la petite lésion. Quelques jours après se forma une large ulcération qui augmenta. Traité par des emplâtres et la pâte de zinc, sans succès, le malade entre à l’hôpital.

Etat actuel :

Jeune homme vigoureux. Aux muqueuses, veux, organes internes, rien d’anormal.

Page 1