BASES ET ACIDES TROUVÉS DANS LA BELLADONE A COTÉ DE L'ATROPINE
Acide succinique Asparagine Diamine 1. 4, O0 7" H* 4 4 4 . OH C — NH? CNH2 ue HË— nue ce | ee CH? CH l — OH l — OH CNE?
N-méthylpyrrolidine N-méthylpyrroline CH2 CH?
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É | Ne CIE CHE CH | / | F 4 Le CR 4 Choline Pyridine CEE + OH À H | =C HO — CH? Le ce 2 2 , H — CH NH NKc c7 H H Acide tropique Acide chrysatropique O € oH CH , CH
CE a of oh | (Ho) — c\ Jko-lc = 0 " Bsausrre, en 1919, ayant signalé l'existence d’alcaloïdes volatils, en étudiant la belladone cultivée, Goris et À. Lar-
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sonneau,en 1921, reprirent la question et caractérisèrent la présence, non pas des alcaloïdes, mais la N- méthylpyrroline, la N- méthylpyrrohdine, 2 7 de pyridine et une diamine grasse en position 1.4.
Il serait intéressant de pousser plus loin Rénde de ces bases aminées volatiles, celles qui ont été caractérisées étant fort loin de constituer la totalité du résidu azoté. En effet, l'intérêt de ces bases aminées est double. D'abord, 1l fausse par excès le titrage des alcaloïdes totaux dans la belladone, puisque tous les produits basiques sont exprimés en atropine. D’autre part, du point de vue thérapeutique, c’est peut-être dans l’existence de ces amines que l’on trouverait l’explication de la supériorité thérapeutique des extraits totaux, à poids égal d’atropine, sur les alcaloïdes isolés.
Enfin, une pseudotoxine, comparable aux autres pseudotoxines végétales, arbutine, ricine, etc., a été signalée dans la belladone par BRANDES.
Cette pseudo-toxine subsisterait dans les extraits aqueux ou hydro-alcooliques faibles et n’existerait pas dans les teintures.
On voit ainsi la complexité des produits actifs entrant dans la composition de la belladone ; cette complexité explique certainement la différence qui existe entre l’action thérapeutique des alcaloïdes purs et celle des extraits totaux.
Nous ferons d’ailleurs remarquer que les composants trouvés à côté des alcaloïdes sont caractérisés à l’état de corps isolés par l’hydrolyse résultant du contact des extraits avec l’eau acidulée ou alcaline. Il est probable que, dans la plante originale, ces produits sont combinés entre eux suivant des modalités que nous ignorons. L’hydrogène ionisé de l’acide tropique, par exemple, doit être éthérifié par des bases aminées. La choline, l’asparagine doivent figurer également dans des combinaisons plus complexes ayant probablement une valeur pharmacodynamique plus grande, tout comme l'acide acétylsalicylique, par exemple, est très différent du mélange des deux acides acétique et salicylique.
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C) TrrraGe pes Préparirions BEeLLaponées.
Étant données les variations extrêmes des teneurs de la belladone en atropine, suivant son origine, ses conditions de culture et l’époque de l’année pendant laquelle elle a été recueillie, ce titrage est extrêmement important. En effet, avec des doses usuelles d’un dixième à un demi-milligramme d’atropine, les poudres et extraits de belladone doivent être toujours égaux à eux-mêmes.
Le Codex a prévu pour l’extrait un dosage des alcaloïdes totaux. <
Ce titrage se fait schématiquement de la façon suivante : dissolution de l’extrait dans l’alcool faible, alcalinisation par le carbonate de sodium, reprise des alcaloïdes par un mélange éthéro-chloroformique. Filtration, évaporation d’une portion aliquote du filtrat. Reprise des alcaloïdes par une quantité déterminée d’acide sulfurique centi-normal. Titrage par la potasse centinormale, en présence d’iodéosine, de la quantité d’acide non utilisée pour neutraliser les alcaloïdes. Calcul par différence de la quantité d’alcaloïdes totaux contenus dans la prise d’essai initiale et expression du résultat en atropine.
On a reproché à ce titrage de ne pas purifier suffisamment les alcaloïdes, mais ce reproche — exact dans le fond — ne nous paraît pas motivé dans le cas particulier qui nous occupe. En effet, si les bases aminées passent en partie dans la liqueur éthérochloroformique et sont dosées en même temps que les alcaloïdes, nous nous en félicitons, puisque nous attribuons à ces bases une valeur thérapeutique réelle.
Comme, d’autre part, nous nous soucions uniquement d'obtenir un produit toujours égal à lui-même, il nous paraît suffisant et même préférable d'adopter un dosage englobant le plus possible de produits basiques solubles dans le mélange éther-chloroforme. Bien entendu, il devient alors nécessaire de respecter avec soin les détails de technique, de telle façon que les résultats restent comparables entre eux.
Pour obtenir une précision plus parfaite, il faudrait imiter la métode employée par Goris et LaRsONNEAU pour