‹ Le Traitement Belladonné à Hautes Doses des Rigidités Extra-PyramidalesChapitre 20 sur 44 · INCIDENTS ET ACCIDENTS · texte numérisé non relu

INCIDENTS ET ACCIDENTS

Le traitement belladoné des rigidités extrapyramidales n'est pas un traitement inoflensif et susceptible d’être mis entre toutes les mains. Les résultats sont suffisamment bons et les accidents suffisamment rares pour en justifier l’emplot; il est néanmoins nécessaire de bien-connaître toutes les complications qui peuvent survenir-en cours .du traitement pour les prévenir ou leur opposer, si malgré tout elles apparaissent, une thérapeutique efficace, et parvenir ainsi à les réduire au minimum.

C’est de la comparaison entre les incidents de la méthode et les améliorations qu’elle donne que vont découler ses indications.

Trois ordres de troubles bien différents sont à considérer successivement.

19 Certains accidents surviennent pour des doses généralement bien tolérées, dès les premières prises du produit. Dans leur genèse, il semble que la toxicité de la belladone joue un rôle moindre que l’excessive susceptibilité de l’organisme qui la reçoit : on peut les appeler, en conservant à ce mot un sens très vague, des troubles d’intolérance au médicament.

29 La nécessité d’utiliser de fortes doses ne va pas sans quelques petits inconvénients : au cours de la cure bulgare, ou bien plus encore du traitement par l’atropine, il est habituel d'observer des incidents légers, qui sont ceux que l’on signale classiquement dans les traités comme les prodromes de l’intoxication belladonée. Ils ne doivent pas faire abandonner la thérapeutique, mois on tâchera de leur op-

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poser de petits moyens destinés à éviter au malade les vênes mineures de ce procédé de traitement.

39 Quant aux grands accidents toxiques, ils sont infiniment plus rares, et s’observenit bien plus fréquemment, nous le verrons, avec l’atropine qu'avec la cure bulgare.

Leurs circonstances d’apparition, les antidotes qu’on ‘doit employer contre eux méritent d’être bien connus du médecin.

Leur gravité est du reste minime : la belladone et ses alcaloïdes ne sont pas, en effet, des poisons cytolytiques (comme l’arsenic ou le phosphore, par exemple) ; ils ne s’attaquent pas aux cellules des parenchymes de l’organisme et dès qu’on interrompt la prise du médicament, son élimination se fait très vite, et tous les troubles qu'il produit disparaissent. C’est dire que les accidents sont transitoires, et que la mort ne surviendrait que si on ne tenait vraiment aucun compte de grossières contre-indications.

40 Enfin, après l’exposé de tous les ennuis possibles, 1l restera à examiner leur fréquence relative selon les modahtés de la thérapeutique utilisée.

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