LES
s’améliorent au point, nous disent les auteurs italiens et marseillais, qu’il est parfois difficile, si l’on n’est pas prévenu, de dire que l’on se trouve devant un parkinsonien.
Mais tel malade, cependant peu touché, se montrera réfractaire, alors qu’un autre grand infirme, présentera une transformation surprenante. Des exemples étonnants en ont été publiés. Des sujets grabataires depuis des années, muets, qui ne pouvaient ni marcher, ni manger seuls ont retrouvé la parole et une motilité satisfaisante ; les succès qui méritaient de retenir l'attention ne doivent pas faire oublier, qu’en
général, les effets sont bien relatifs. Rien n’est plus individuel
que les résultats de la cure ; si nous connaissions les raisons qui rendent certains patients sensibles et d’autres rebelles, nous serions plus renseignés que nous ne le sommes maintenant sur la physiopathologie de la maladie de Parkinson. En attendant, seul, un essai peut fixer le pronostic.
30 Les mêmes considérations s'appliquent à l’ancienneté de la maladie. En principe, les cas récents sont mieux influencés que les cas invétérés. C’est du moins l’opinion de Mari- NESCO et Façon en ce qui concerne l’atropine, les auteurs insistent aussi sur ce qu'il vaut mieux qu'il n’y ait pas eu d'autre traitement antérieur.
Mais tout cela n’a rien d’absolu. Et pour la cure bulgare, les plus beaux triomphes sont justement souvent des gens atteints depuis de nombreuses années.
40 On doit attacher un peu plus d'importance à l’âge du malade. Non pas que là des paradoxes ne soient possibles et même fréquents. Mais il est certain que les vieillards supportent moins bien les hautes doses de belladone. L'état de leurs viscères les prédispose à toutes les complications et la cure, si elle n’est pas contre-indiquée doit du moins être très prudente chez eux.
Bien entendu on tiendra moins compte de l’âge légal que de l’âge physiologique et du degré d’usure de l’organisme.
En gros, au-dessus de 60 ans, les effets sont souvent mé-
. diocres : exemple, la statistique de Jean LereBouLLer,6 malades de plus de 60 ans ont donné 5 améliorations légères, 6 malades de moins de 60 ans, 6 bons résultats.
Îl est vrai que ces statistiques sont moins démonstratives
qu'elles ne le paraissent, car chez les vieillards il s’agit souvent de parkinson sénile ; chez les jeunes, au contraire, de parkinson post-encéphalitique, où en dehors de toute question d’âge, l'efficacité du traitement est bien plus grande.
Quant à la durée de l'amélioration elle est toujours faible. Il s’agit d’un traitement symptomatique ou plutôt physiopathologique, mais qui n’agit en rien sur la cause même de la maladie.
Pour l’atropine, tout le monde est d’accord ; dès la suppression de cet alcaloïde tous les accidents reparaissent. Tout au plus certains admettent-ils avec Marinesco et Façon, qu'au bout d’un certain temps, on peut diminuer les doses sans amoindrir les effets.
Pour la cure bulgare, d’après leurs auteurs italiens et Pa- NEGROSSI en particulier, les effets seraient beaucoup plus durables; au bout d’un an d'interruption ils persisteraient encore où même parfois continueraient à progresser.
Mais cette assertion est contredite par tous les autres médecins, même les plus favorables au vin Belladoné.
Au bout de très peu de temps, le bénéfice du traitement est perdu. Aussi est-il difficile d’interrompre. Mais on peut presque toujours diminuer les doses à prescrire.
La cure peut du reste être continuée très longtemps, des années dans certaines observations. Les complications, les accidents apparaissent plutôt au début, puis se produit une sorte de mithridatisation de l'organisme. Malgré tout, il y a intérêt de temps à autre à baisser les doses, pour reprendre ensuite les quantités précédemment absorbées. fl arrive du reste que l’accoutumance se fasse non seulement aux propriétés toxiques, mais aussi aux propriétés thérapeutiques, et que le traitement, d’abord très efficace, le devienne de moins en moins. Nous avons observé personnellement des exemples de ce fait.
En général, pourtant, l’amélioration symptomatique persiste tant que la belladone continue à être prise.
} 14 { nt ich dti td dde dhdst cé à lb tétué ax dudidie ation été did d cut dé 4)