III. — La méthode de Romer
Rapovicr et Nicoresco écrivent en 1921 dans la Presse Médicale un article sur l’action de l’atropine dans les mouvements involontaires de l’encéphalite épidémique. En 1926, STEMPIGLER ; en 1929, KckEMAN, puis surtout RômER, dont le nom reste attaché à la méthode, précisent la technique et l’appliquent largement. En France, depuis cette date, MariNesco et Façon ont publié (1933) une étude sur le traitement atropinique à haute dose dans le Bulletin de l’Académie de Médecine en appliquant la méthode non seulement au Parkinson post-encéphalhitique, mais encore en l’étendant aux spasmes de torsion. |
En décembre 1935, Bennamou, Faurès et Cixous publient dans le Paris Médical un article très complet sur « le traitement des syndromes post-encéphalitiques par l’atropine à haute dose ».
Ils attirent l’attention sur le fait que la rigidité est mieux améliorée que le tremblement et que le torticolis spasmodique réagit très favorablement à la médication. Ils publient également un cas de syndrome choréo-athétosique bien amélioré par l'injection, puis l’ingestion quotidienne de deux milligrammes d’atropine. Ils n’hésitent pas à monter jusqu’à 3 et 4 milligrammes en intraveineuses, 25 et même 35 milligrammes per os au cours de progressions prudentes pouvant durer deux et trois mois.
Ils concluent en affirmant que l’atropine à haute dose « réussit souvent là où ont échoué la scopolamine, l’hyoscine « et le datura. Déjà active à doses relativement modérées, «contre les mouvements involontaires de plus ou moins « grande amplitude, torticolis spasmodique, spasmes de « torsion, myoclonies, elle peut dans ce cas donner de véri-
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« tables guérisons. Active encore, mais à doses plus élevées, « contre les syndromes de rigidité et même de tremblement. « elle permet une récupération sociale importante ».