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II. — Pathogénie de l’ectopie testiculaire

Une foule d'explications ont été données. Nous avons déjà signalé celle de Godard : elle est fortement contestée par Sebileau qui n'admet pas l'existence des faisceaux inguinal et scrotal.

En voici d’autres :

L'arrêt résulte d'un arrêt de développement de l'appareil testiculaire : vaisseaux, canal déférent (H semble en réalité que la brièveté des vaisseaux résulte au contraire de l'arrêt de migration).

Le cordon est trop court (6 cas de la thèse de

Leuthereau, 1906).

Le testicule est de volume excessif ou lanneau trop étroit. S e

Le testicule se présente de travers.

Le gubernaculum n’est relié qu'à l’épididyme.

I! existe des adhérences péritonéales au colon, au grand épiploon, au péritoine de revêtement de ta é fosse iliaque. —

Il y à des adhérences aux parois du canal.

Il s'est fait de la péritonite herniaire adhésive. :

À lorifice externe, une collerette fibreuse venant du tendon du grand See fixe le testicule am pubis.

Un certain nombre d'eclopies inguinales ont pour : origine une oblitération prématurée du conduit péri- tonéo-vaginal: il faudra dans ce cas libérer le cordon

très haut pour abaisser le testicule, en raison des

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adhérences contractées. Pour Souligoux, l’amorce de hernie que l’on trouve loujours. serait due à l'effort de la paroi pour chasser le corps étranger : celui-ci entrainerait le péritoine.

L’oblitération plus ou moins Consiérahle de l'anneau externe ‘expliquerait certains cas d’ectopie, suivis de descente brusque du testicule à un âge : avancé, peut-être aussi les ascensions brusques de testicules normaux. :

Ambroise Paré rapporte l'observation d’un jeune homme de quinze ans qui sauta un jour un fossé : Cà l'instant se viennent à luy développer les: géni- ‘toires et la verge virile, s'étant rompus les ligaments par lesquels étaient tenus clos et resserés (ce qui

-luï advint sans douleur), et s’en retourna larmoyant

à la maison de sa mère, disant que ses tripes lui

étaient sorties du ventre. » | Le crémaster externe pourrait jouer aussi un cer-

ain rôle : à la suite d’un effort, le testicule peut être

remonté dans le canal inguinal et y contracter des adhérences. Par sa brièévelé anormale, il pourrait

maintenir le testicule en ectopie inguinale externe

el sous-cutanée,

Enfin, Jalaguier a signalé que l'ouverture scrotale

est parfois fermée par une lamelle fibreuse résis-

tante. Souligoux en a observé 3 exemples sur 35 ectopies.

III. — Variétés anatomiques 1° Éctopies régulières (par arrêt de migration)

a) Lombaire ou sous-rénale. — Variété exception-

nelle : deux observations de Cruveilhier et Olivier, 1 Cas de Geoffroy Saint-Hilaire où les deux testicules

étaient fusionnés au-dessous d’un rein unique. . b) Iliaque ou pelvienne. — Variété rare, ectopie souvent bilatérale. Elle peut être iliaque, proprement dite ou rétro-pariétale (voisinage de l'orifice externe). Souvent il coexiste une amorce de hernie. Dans la variété iliaque proprement dite, la slande

peut être difficile à découvrir.

c) Inguinale, (interne, interstitielle; externe). =.

Crest la variété la plus fréquente (60 o/o). :

La glande, mobile chez le sujet jeune, se fixe chez

l'adulte, ép général suivant l’axe du canal, la face à . externe devenant antérieure.

La fixation résulte :

De formations fibro- musculaires émanées de la = paroi (crémaster).

D'adhérences périlonéales, ac parfois être

‘dues au port d’un bandage.

L'épididyme et le canal déférent sont le nus sou-

vent normaux. |l peut se produire une dissociation

entre le testicule et l’'épididyme, avec canal déférent

normal. L’é épididyme parait être d' autant plus flot-

tant que l’atrophie testiculaire est plus prononcée.

| Re

- Avec l'ectopie inguinale, on trouve presque toujours une hernie : Le

hernie propéritonéale avec lectopie inguinale interne. z |

hernie interstitielle avec l’ectopieinguinale externe,

2 Ectopies irrégulières (par migration aberrante)

a) Rétro-vésicale (testicule fixé dans le Douglas) ;

b) Crurale (testicule ayant franchi crural) ;

c) Sous- abdominale : ne

d) Cruro scrotale ; TS

e) Pubo-pénienne ;

f) Pénienne ; |

‘g) Périnéale (la plus fréquente).

Ces variétés rares (sauf l° ectopie périnéale) se définissent aisément : la première est HÉOOUS, les autres sous-cutanées. 6

Quant à la pathogénie, beaucoup d'auteurs ont voulu l’expliquer par une anomalie d'insertion du gubernaculum testis.

Actuellement, on tend à considérer l’ectopie périnéale comme dérivant secondairement d’un autre type d’ectopie, linguinale le-plus souvent, à la faveur d'un traumatisme ou d'un pandas:

Dans les cas où l’'anomalie est constituée à la naissance, force est de revenir à la théorie précédente ou à d’autres hypothèses, Il faut également compter avec l’oblitération possible de l'orifice scrotal par

un pont fibreux.

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