FRÉQUENCE ET STATISTIQUE
Nous avons signalé que l’ectopie du testicule se présente assez fréquemment chez les jeunes soldats.
Rennes,en 1331,trouvait 6 ectopies sur 3.600 cons- -crits. Marshall indique 15 cas sur 10.800 engagés,de . Gaulejac donne le chiffre de 7 sur 1.200 recrues.
Monod et Terrillon admettent une moyenne de 1,25 0/00. De = Souligoux, à Lariboisière a constaté 35 ectopies sur 670 malades opérés de hernie.
a) Le côté atteint
L’ectopie est le plus souvent unilatérale. Elle peut être double.
Marshall estime qu'il y a 5 droites pour 6 gauches, Godard 24 droites pour 27 gauches. |
Petrequin et Oustalet pensent que les droites sont des plus fréquentes parce que le testicule gauche descend plus tôt que son congénère et que le processus péritonéo-vaginal s’oblitère plus lôt. Winckelmann
prétend que la situation normalement plus déclive du testicule gauche traduit la précocité de la migration, également plus complète de ce côté.
Pour Villard il y a | sensiblement égalité.
b) Les différentes variétés 4 Nr | Les plus fréquentes sont les ectopies régulières,ou par migration arrêtée : ce sont les variétés inguinales (internes, interstitielles, externes) que l’on rencontre. en général (60 0/0). > 5 Parmi les ectopies irrégulières ou par migration aberrante, les périnéales seraient les plus fréquentes. … Weinberg, publiant une revue sur l'ectopie périnéale en 1894 n’en réunissait que 92 cas.
La statistique de Godard est la suivante :
Sur 68 cas d’ectopie, 39 étaient Pan L ilia- : ques, les autres étant des formes à migration aber- | rantes ou des formes intermittentes. Fe
c) Le rôle de lhérédité |
On a signalé des faits non douteux d’ hérédité. Gosselin trouve une même. variété d’ectopie chez le grand-père, le pére et le His ut ARS
Godard fait la même observation chez un père et : son fils, Vidal chez deux frères. ER ee
Voltaire, qui ne croyait d’ailleurs pas à la stérilité :
des cryptorchides, écrivail : « Nous AYONS, eu a Fe
France irois frères de la plus grande naissance, dont l'un possédait trois testicules; l’autre n’en avait qu’un seul, et le troisième n’en avait pas d'apparence. Ce dernier était le plus vigoureux des trois. »
Il semble donc qu'il puisse y avoir un élément héréditaire et familial dans les malformations évolutives du testicule.
d) L'ectopie chez les dégénérés
Il a semblé à quelques auteurs que l’ectopie était plus fréquente, surtout l’ectopie double, chez les individus atteints de tares diverses, chez les idiots et les épileptiques.
Bourneville, Sollier, donnent les chiffres suivants : Sur 164 idiots : 14 ectopies simples, 48 doubles sur 6ÿ idiots épileptiques : 6 simples, 15 doubles,
R. Wurmser a