‹ Le Traitement chirurgical des Kystes du Tractus thyro-glosseChapitre 15 sur 23 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Mlle X.., âgée de 30 ans, perçoit en décembre 1928, en promenant ses doigts sur la région antérieure de son cou une petite tuméfaction dure, médiane, du volume d’une noisette.

Cette tuméfaction paraît être prélaryngée, elle est mobile et suit le larynx dans les mouvements de déglutition.

Aucun trouble fonctionnel. Mile X.. n’est gênée ni pour déglutir, ni pour mobiliser sa tête. Aucune douleur spontanée ni provoquée.

Des mois passent... Pourtant soucieuse de son esthétique, elle pense que cette saillie cervicale entraîne une légère disgrâce, Autour d’elle on la taquine sur cette « pomme d'Adam inattendue », mais elle ne consulte aucun médecin.

Brusquement, pendant un voyage, elle est gênée pour mobiliser sa tête, Les mouvements de déglutition sont douloureux. La tumeur a augmenté de volume ; elle envahit maintenant toute la région cervicale antérieure ; autour d’elle une réaction inflammatoire se

dessine.

La malade s’alarme et rentre à Montpellier. Mais les phénomènes inflammatoires ont disparu ; la tumeur a repris son volume normal ; la tête se mobilise normalement ; les mouvement de déglutition ne sont plus douloureux ; il n’y a plus d’inflammation cervicale.

Mlle X.. se présente à la clinque oto-rhino-laryngologique en mai 1930. On pose le diagnostic de kyste du tractus thyréoglosse et on propose une intervention qui est acceptée.

Le 18 mai 1930, anesthésie générale. On découvre le kyste et on suit le tractus jusqu'au niveau de l'os hyoïde ; l'os hyoïde est sectionné sur la ligne médiane. Le tractus est poursuivi jusqu’au niveau de la base de la langue et extrait (Pr. Terracol).

Suites opératoires normales.

La malade revue trois ans plus tard ne présentait

aucune trace de récidive.

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