entre plusieurs
CHERE A. (Observation due à l'obligeance de M. le professeur agrégé Gosset, chirurgien des hôpitaux. Brounic, thèse de Paris, juin 1904, p. 86, cas 14. — Burzarn, obs. 214).
Mai 1904. — Homme, vingt ans. Fièvre typhoïde. Le dix-
septième jour, pelile hémorragie intestinale. Le trente-qua-
trième jour, rechute. Le huitième jour de celle-ci, diarrhée
assez abondante; à 10 heures du soir, violentes douleurs abdo-
iminales, prédominant dans la fosse iliaque gauche; sensibilité et défense musculaire à ce niveau. Le lendemain, douleur sourde, continue, généralisée, avec exacerbations paroxysliques; ventre ballonné: palpation douloureuse; tympanisme ; température entre 38°2 et 38°6, pouls 120, bien frappé. Vomissement. Sonorité préhépatique, Le lendemain (44° jour), pas de selles, ni de gaz depuis la veille : météorisme abdominal; température 38° 4, pouls 108.
Opération : 37 heures et demie après le début des accidents. Chloroforme. Incision médiane. Ecoulement abondant de liquide purulent; pas de gaz. Fausses membranes friables sur la terminaison de l'iléon. Perforation à l'emporte-pièce de la grosseur d'une pelite lentille,à 40 ou 50 centimètres de la valvule. À côté, une autre petite perforalion grosse comme une tête d'épingle. Elles sont comprises dans un surjet en bourse séro-séreux. Assèchement de la cavité péritonéale. Deux drains dans le Douglas. Durée : trente minutes.
Amélioralion. Pas de vomissements. Selles diarrhéiques. Aspiration deux fois par jour, par les drains, du liquide qui se
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Ut L'intervention, || $ 1. — Soins préopératoires . £ à , M 4 tense Les soins préopératoires constituent ce que l’on pourrait appeler le « traitement médical », c'est-à-dire l’ensemble des moyens mis en œuvre parle médecin, aussitôt le diagnostic fait, pour placer le malade dans les conditions de résistance qui lui permettront d'affronter l'opération avec le maximum de chances de succès. Nous pensons en effet avec la grande majorité des médecins qu'il n'existe pas, malgré quelques succès possibles, de traitement médical curateur de la perforation intestinale typhique, et que tout diagnostic ferme, où même douteux, de perforation, commande l'interventon dans le plus bref délai. Le vrai rôle du médecin est de faire vite le diagnostic : « Un étudiant de 3° année, dit Armstrong, peut diagnostiquer la péritonite; un maître
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est banal. de vanter la nécessité, constitue à coup sûr, RAR
un facteur d' importance capitale. UE Ilne convient donc plus, à l'heure actuelle, de < s'attares | der à réfuter les objections qu'on à pu faire au traitement chirurgical, de penser que, dans le doute, il vaut peut-être mieux s'abstenir, et de discuter avec Keen et Loison, s'il n'est pas préférable de « moins se presser pour prendre le bistouri » et d'attendre la disparition des phénomènes de shock. :
Nous dirons simplement que, dans le doute, 1l faut agir el nous conclurons avec M. Lejars, que Le plus tôt, c'est le mieux.
Malheureusement, en pratique, une intervention décidée n'est souvent faite que plusieurs heures après.
Il convient donc, en attendant, de combattre énergiquement les phénomènes de shock, et de placer le malade en position de Fowler. — La diète absolue est palurellement de rigueur. On injectera sous la peau, ou dans les veines, du sérum artificiel, à la dose d'un litre et davantage. Il sera parfois indiqué d'y ajouter 6 à 8 goutles d’une solution d'adrénäline à 1/1000, suivant la méthode d'Heidenhain. Il ne peut qu'être nuisible de donner de l'opium; mais on pratiquera des injections répétées d'huile camphrée, et s'il y a lieu de spartéine.
La position de Fowler peut être réalisée partout de la façon suivante : le lit doit être surélevé de 40 centimètres environ. Le thorax et la têle du malade sont sou-
ses, ler plié en nu qu'on ; ren ee par des andes aux barres. lite du lit. 2
in, ilest utile d'employer: une méthode que Mikülicz : %. © appliquait d’une façon prophylactique avant toute lapa- ï ratomie, et dont M. Chantemesse a montré le mode d'ac-
: “tion et toute la valeur : l'injection intra-musculaire
d'une solution stérilisée de nucléinate de soude (à la
dose de 50 centigrammes) détermine une poussée leucocytaire dont le malade retire le plus grand bénéfice,