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> Recherche du cæcum et de l'appendice. —
Faisant écarter les deux lèvres de l’incision, et maintenant avec une compresse les anses grêles distendues qui veulent faire hernie, on va droit au cæcum, dont on attire le fond dans la plaie. La bandelette longitudinale antérieure conduit à l’appendice. On s'assure de l'intégrité de ces organes. Si l’appendice est adhérent, rétrocæcal, que sa recherche soit laborieuse et menace de prendre du temps, il faut passer outre. Cette recherche serait reprise, si l'on ne trouvait pas de perforation iléale.
nœuvre (brutale, tout Re des anses. «€
. malades que] ’ai vus guérir après opération, dit M, Cha lemesse, ont toujours été ceux chez lesquels le chirur- gien avait fait le moins de bouleversement dans la situation des anses ». On suivra ce conseil, en faisant main tenir par l’aide les anses intestinales, pendant qu'on attire à soi, doucement, le segment d'intestin qu'il s’agit d'explorer. Voici la perforation : elle siège sur le bord : libre de l'intestin, rarement près de l'insertion mésen-
térique; elle laisse s’écouler au dehors le contenu intes-
tinal, liquide et jaune clair. On attire hors du ventre l’anse perforée, on l'enveloppe de gaze et on la confie à J'aide qui, de deux doigts, pince le bord intestinal, et
oblitère la perforation.
4 Incision sus-pubienne de drainage. — En passant la main gauche sous la lèvre interne de l'incision, el en soulevant la paroi abdominale, on pratique rapidement sur la ligne médiane, une incision sus-pubienne de 6 à 8 centimètres en prenant les précautions habituelles vis-à-vis de la vessie. On garnit alors provisoirement de compresses, celte seconde incision, afin
d'éviter l'issue des anses intestinales.
robe au se Ro aux. compresses à la fosse iliaque, on suture à la paroi l'anse perforée. Le procédé lé plus simple est celui qu ‘indique M. Le-
jars, pour la création de l'anus artificiel, dans l'ocelu-
sion intestinale. On | passera dans anse malade quatre «anses fixatrices » à la soie fine, deux commissurales, et deux latérales. « Chaque fil, dit M. Lejars, estmené d’abord en long dans l'épaisseur de la tunique musculaire, sur uncentimètre environ : c’est la partie moyenne de l’anse; puis l'aiguille traverse sur l’une ou l'autre levre de la plaie, l'aponévrose, la couche musculaire, le péritoine et ramène au dehors les déux chefs qui sont réunis etnoués sur l’aponévrose. Chacune des anses est ainsi passée en trois temps, mais on retrouve en sécurité, les quelques instants de plus que la manœuvre ainsi conduite exigera ».
Il est d'importance capitale nt d'établir ces anses, de s'être assuré de l'étendue des lésions. Il faut passer les fils très au large de la zone intestinale suspecte, de façon à l’extérioriser tout entière. 1
La paroi est alors exactement fermée et par quelques points séparés, on fixe à la peau les bords de la perfora-
tion.
Ainsi se trouve réalisée la suture de la perforation à la peau, « en établissant préalablement des points de fixation entre le péritoine de la paroi, et les surfaces intestinales distantes du point malade » (Quénu).
Mais si l’étal général du malade est très grave, si le
en out la cavité does avec des nee
: Ses. AREA
6° Détersion et assèchement de la cavité périto- ” néale. — Drainage. — Par l'incision médiane, on évacue aussi complètement que possible, le liquide accumulé dans la cavité pelvienne, et on complète l’assè- chement de lafosse iliaque,
On place alors trois gros drains : le premier à l angle | inférieur de l’incision, plonge au fond du cul-de-sac de Douglas; les deux autres au-dessus, sont dirigés vers les deux fosses iliaques. |
On sépare ces drains, fixés à la peau par un fil, par deux ou trois compresses de gaze, et on réunit la paroi au-dessus du troisième drain.
$ 3. — Soins post-opératoires
Le malade reporté avec précaution dans son lit est aussitôt placé à nouveau en position de Fowler. Îl est bon de pratiquer une nouvelle injection sous-cutanée de sérum artificiel et au besion des injections d'huile camphrée, d’éther, de caféine.
Bien loin de provoquer et d'entretenir les vomissements comme on pourrait le supposer, la position as-
sise, d’après Fowler et les auteurs qui ont l'expérience
ba te A ut d' installèr À irrigation salé in- ce |tracrectale de Murphy. se existe des appareils imaginés à pour réaliser l'injection continue de grandes quantités È de liquide (eau salée, où simplement e eau bouillie) ) main- ñ tenue à température constante (38°) (appareils de Moy- nu nihan, d'Eysendrath). Il est en tout cas possible de réali- 5 ser partout, sinon « l irrigation continue, » du moins Re « l'irrigation répétée », décrite ainsi par M. Marquis :
« Le patient est en position de Fowler; on l'y maintiendra trois à quatre jours et sans aucune interruption; l'inclinant légèrement sur le côté (droit) pour mieux découvrir l'anus, on introduit profondément la longue sonde rectale. Celle-ci est reliée par l'intermédiaire d'un tube en caoutchouc à un laveur contenant 1 litre de sérum à 40 degrés (le refroidissement dû au tube abaissera légèrement la température de ce sérum arrivant dans le rectum). L'élévation du récipient par rapport à l’anus est de 30 à 40 centimètres. Z{ importe pour l'ab- 14 sorption que l'écoulement soit très lent, mais pour le 4 maintien sensiblement égal de la température du sérum que sa duréene dépasse guère 20 minutes.
« La première série comprend l'administration de 3 litres, un d'heure en heure. Le passage de chaque litre ne nécessitant que 20 minutes, dans l'intervalle de l'écoulement, la sonde rectale peut habituellementrester
dans le rectum jusqu’à la fin du troisième litre, ce qui
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