‹ Le Traitement chirurgical des perforations intestinales typhiques par l'Entérostomie systématiqueChapitre 4 sur 23 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Historique DAT te

C’est Leyden qui, dans un rapport sur le traitement. de la péritonite par perforation, présenté au Congrès de médecine interne à Berlin, le 24 mai 1884, Fo le

premier l'intervention chirurgicale.

La même année, Mikuliez au LVIT Congrès des Chirurgiens allemands, apportait trois cas personnels de péritonites opérées. L'un de ceux-ci, suivi de succès, concernait une perforation intestinale dont la nature typhique serait d’ailleurs douteuse,

C'est donc vraisemblablement Lücke, qui fit en 1885 la première intervention de ce genre. Son opéré mourut deux heures après. |

En 1886, J.-C. Wilson, de Philadelphie, apporte de nouveaux arguments pour l'intervention chirurgicale; Bartlett, Bontecou, Morton (18S8), Senn, Hahn, Wagner (1889) relatent leurs interventions.

« Dans la discussion de l’Académie de médecine de

+ pour Ro précoce : ».

En 1890, Louis dans un arbile du D Méateat, | réunit douze observations. Malgré les très mauvais a

résultats obtenus, il conclut cependant à l'inter- vention. \

En 1891, Van Hook, arrive à un total de 19 cas avec 4 guérisons, et, en supprimant les cas douteux, àl12cas avec une guérison (la sienne).

“Kôürte (1892) Cayley et Bland Sutton, Damer Harrison, Alexandroff (1894) interviennent avec un égal insuccès.

Thompson et Lücke proposent de suturer la perforation à l’incision abdominale pour abréger la durée de

l'opération. Ce conseil est suivi pour la première fois par

Allingham, qui publie en 1894 un cas malheureux.

Abbe, en 1895, publie l'observation d’un malade chez lequel il sutura deux perforations iléales, et fit en amont un anus artificiel. L'opéré mourut onze heures après. Il rassemble à ce sujet 17 cas opérés avec 3 guérisons et conclut énergiquement en faveur de l'opération.

” Le premier cas opéré en France, semble être celui de Termet, publié dans la thèse de Barbe.

En 1896, M. Lejars publie deux observations personnélles, et réunit 25 cas avec 6 guérisons.

En mars 1907, Monod et Vanverts publient sur la question un important mémoire dans lequel ils rassemblent 27 cas el 4 guérisons. Au point de vue opératoire ils considèrent la suture comme le procédé de choix; mais ils pensent que, les tissus étant friables, il sera

prudent de ne pas trop serrer les fils. Is recommandent

> La même. année, le professeur Doi. 4e une communication à l'Académie de Médecine, se déclare partisan convaincu de l'intervention chirurgicale.

A partir de ce moment les travaux se multiplient; leur nombre est aujourd'hui considérable. Citons les statistiques de Keen (1898; 158 cas, 37 guérisons), de Mauger (1900; 107 cas, 2 guérisons), de Harte et Ashurst (1904; 362 cas, 26 0/0 de guérisons), de Ress (1904; 259 se 37 0/0 de guérisons). RAA MORTE ET

C’est en 1903 que parut l'important mémoire d’Escher (de Trieste) où pour la première fois l'entérostomie était considérée comme le traitement de choix applicable à la grande majorité des perforations typhiques. L'auteur rapportait quatre observations où l'application de cette méthode avait donné trois guérisons.

Escher insiste dans son travail sur les avantages suivants de lentérostomie : réduction de la durée de l'intervention, traitement de l'ileus pérotinitique, influence favorable sur l’évolution des lésions intestinales, rétablissement du péristaltisme.

Escher est donc le premier, qui considéra l’entérostomie, dans Les perforations intestinales typhiques, non pas comme un précédé de nécessité ou de pis aller, mais

comme une méthode logique de traitement; on doit donc

Ssemalion “ Fe en A RQ RASE me MED 1908, s'ouvrit à eu Société Fe Chirurgie, une im- | < tonte discussion qui suivant l'expression de M. Mist chaux « marque une date importante dans l’histoire de l'intervention chirurgicale dans les perforations intestinales de la fièvre typhoïde ». Bien que les résultats apportés ne soient pas brillants, bien que M.Chantemesse, conseille dans certains cas de réserver une large part au traitement médical, etqu’à son avis il existe de petites perforations que l’on peut aider à guérir spontanément sans opération, la Société tout entière conclut à la nécessité d’une intervention aussi précoce que possible. La question de technique ne fut guère discutée, semble-t-il,

et la suture fut unanimement adoptée avec des réserves

Re suivant les dimensions de la perforation, et l’état de la 1 paroi intestinale. ‘M. Morestin ajoutait : « Dans le | domaine de la technique nous ne pouvons, en somme,

| espérer pour l’instantque des am‘liorations sans grande ; importance ». | 1

Seuls, MM, Quénu, Sieur et Loison conseillent d'adopter la méthode d'Escher, dans les cas où la suture est difficile ou impossible. « Cette méthode, dit M. Ouénu, 4 aurait le double avantage, d'offrir une garantie contre |

iteme

nent on Fs de V an ei do per "à

yphiques. Buizard rassemble 664 observations :

‘avec à une mortalité moenNe de 72; 7 010 et conseille 2

: la technique suivante :

Suture de la Part dans tous les c cas où ‘elle este

| possible. Renforcer si c'est nécessaire Ja suture. par une greffe (épiploïque, etc...). Ne jamais faire de résection intestinale. — Dans tous les cas isoler jan malade de la grande cavité péritonéale et l'accoler à l'incision abdominale. ol : EDR MSN ATEN

Nous n'avons relevé dans la thèse de Buizard que 15 cas de perforations traitées par l’entérostomie avec 7 guérisons, soit une mortalité de seulement 53 D. 100 environ.

Dans ces deux dernières années, de nombreux travaux sur les perforations typhiques ont été publiés, en Allemagne et surtout en Angleterre et en Amérique. Ils montrent une amélioration considérable des statistiques. Citons simplement en Allemagne les travaux de Simon, Kappis, Hermés, Sick, Hagenbach; en Angleterre et en Amérique ceux de Mitchell, Davis, Mylvaganam, Roberts, Patterson, Billington, Peregrine Wroth, Groves, Hingston, Bagley, Manion, Whiting, Du Bois, Bledsæ, Harte et Ashurst, Warfield, Armstrong, Halpenny et Gorrel, etc: :

En 1908, F. Lastaria, de Naples, adoptantles conclu-

sionsd'Escher,préconisel’extériorisation del’anse malade. En France les travaux sur des perforations intestinales

. typhiques ou des observations de malades guéris ont été

publiés par Potel etMinet, Gaujoux, Ducourthial, Claisse,

Zimmer, Ferrari, Giordaux, Chabanne, etc. Cette question est en outre étudiée par M. Quénu dans une importante leçon clinique,résamée dans le Journal des Praticiens (4 décembre 1909) et dans le Bulletin Médical (9 février 1910). M. Quénu analyse une obsérvation de

perforation intestinale guérie par l'intervention et dans

laquelle M. Pierre Duval extériorisa l’anse malade et perforée. RTE

En ce qui concerne la technique générale des interventions pour perforations typhiques; M. Quénu conclut ainsi : « Si l’on peut, toujours extérioriser l'intestin ete essayer la suture.

« Sielle paraît devoir tenir, la faire soigneusement, bien enfouir la perforation et laisser quand même la partie suturée au dehors, de manière à éviter un désastre si la suture lâchait dans les jours qui suivent.

« Si la suture coupe où paraît devoir coupér, ne pas

perdre de temps à l'essayer, car lemalade doit être aussi peu longtemps que possible sur la table d'opération; ne pas fermer la perforation et laisser l'anse au dehors en protègeant toujours avec des compresses et en assurant le drainage.

« C'est cette méthode qui, je pense, a des chances de donner les meilleurs résultats ».

Dans la dernière édition de son Traité de chirurgie d'urgence (1909), M. Lejars arrive aûx mêmes conclu

AS Er RS

sions. Après avoir parlé de la suture et de ses difficultés, il ajoute : « Si l'on échoue, il faut renoncer, croyons nous, à toute intervention longue, à toute résection et se contenter de la greffe intestinale ou épiploïque, ou MIEUX ABOUCHER PUREMENT ET SIMPLEMENT LA PERFORATION

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