‹ Le Traitement chirurgical du Mal de Pott par l'opération d'AlbeeChapitre 11 sur 37 · PAR DIFFÉRENTS CHIRURGIENS · texte numérisé non relu

PAR DIFFÉRENTS CHIRURGIENS

Depuis que Albee a indiqué sa technique opératoire, divers chirurgiens ÿ ont apporté quelques modifications. Certaines sont légères, et consistent à prélever un greffon osseux autre que le greffon tibial; dans d’autres cas, l'opération modifiée s'éloigne davantage de l’opération-type d’Albee, mais toujours le principe de l'intervention reste le même : placer au niveau des apophyses épineuses malades une attelle osseuse qui les soudent entre elles et aux apophyses des vertèbres : saines sus et sous-jacentes.

: Ombredanne (de Paris), dans 5 opérations a employé com-

me greffon le bord spinal de l’omoplate. Il obtient ainsi un greffon d’un seul tenant, sans fracture, d’une largeur de 1 c.5 environ et de 8 à 12cm. de long suivant l’âge. Cette longueur correspond à 7 apophyses épineuses si la gibbosité est peu marquée. Le greffon ainsi obtenu est suffisamment rigide et résistant, d’après Ombredanne.

De Quervain et Hæssly (de Bâle) se sont servis d’abord dans des cas de luxations cervicales avec grand déplaceruent puis plus tard dans le traitement du mal de Pott, d’un greffon fourni par le bord postérieur de l’épine de l’omoplate. Ce greffon paraît solide mais un peu court.

M. le professeur agrégé Rocher (de Bordeaux), dans deux opérations, a employé comme greffon les fausses côtes avec de bons résultats.

Radulesco (de Bucarest) taille à la scie d’Albee son greffon dans une côte. Ce greffon qui comprend la moitié de l’épaisseur de la côte, est formé de périoste, de tissu compact et de tissu spongieux.

Dans tous ces cas le greffon est prélevé à proximité du champ opératoire vertébral, mais la technique d’Albee n’est pas modifiée par ailleurs. Dans d’autres cas les modifications sont plus profondes.

Dujarier (de Paris), emploie la technique suivante : Incision cutanée médiane sur la gibbosité. Dénudation des lames de deux vertèbres situées au-dessus de la vertèbre proéminente et de deux vertèbres situées au-dessous. Rugination. Résection de l’apophyse épineuse proéminente. Avivement des apophyses voisines. Prélèvement sur la face interne du tibia d’un greffon ostéo-périostique de Delagenière de 25 cm. de long. Ce greffon est divisé en deux moitiés et chacune est insérée dans la gouttière formée par les apophyses épineuses et la face postérieure des lames ruginées. Par dessus suture du plan musculaire au catgut suture de la peau au crin.

Whitman (de New-York) prâtique une opération analogue. Lui non plus ne divise pas les apophyses épineuses, mais il place dans la gouttière formée par les apophyses épineuses et les lames ruginées, un greffon péronier.

FES ces

| Bérard (de Lyon) dans un cas a opéré comme Whitman, mais en se servant d’un greffon d’os mort.

Calvé (de Berck) se propose de créer à la face postérieure des arcs vertébraux une très large surface cruentée. Voici sa technique résumée :

Incision cutanée médiane. Dégagement du sommet des apophyses épineuses et section à la pince coupante de leur sommet avec le tissu fibreux qui s’y insère. Rugination soigneuse des faces latérales des apophyses épineuses. Section des apophyses épineuses à leur base par deux traits de scie qui se coupent à angle droit. Dédoublement à la scie des lames vertébrales en deux tables, jusqu’à la base des apophyses transverses; la table postérieure est fracturée et rabattue en arrière en formant volet. Prélèvement d’un greffon tibial, comme dans l’opération-tvpe d’Albce. Mise en place du greffon dans la gouttière cruentée et rabattement sur le greffon du volet formé par la table postérieure des lames vertébrales. Suture du périoste et des masses musculaires.

Page 1