‹ Le Traitement chirurgical du Mal de Pott par l'opération d'AlbeeChapitre 17 sur 37 · D'APRÈS L'ANCIENNETÉ DE LA LÉSION · texte numérisé non relu

D'APRÈS L'ANCIENNETÉ DE LA LÉSION

Peu d'auteurs, indiquent dans les statistiques qu'ils ont publiées la durée du mal de Pott avant l'opération et les résultats obteuus dans ces cas. C’est ainsi qu’Albee a publié une statistique portant sur 498 cas et indiquant l’âge de la lésion mais pas les résultats opératoires aussi nous ne la reproduirons pas ici.

Albee dit d’ailleurs, et Barbarin est du même avis, que l'opération doit être précoce et préventive de la gibbosité.

La stalstique de Tuffier portant sur 11 cas a beaucoup plus de valeur que celle d’Albee. La durée de la maladie était dans :

1 cas de 4 mois 2 cas de’1 an et demi 1 cas de 6 mois 3 cas de 2 ans 3 cas de L an 1 cas de 5 ans Tuftier n’obtint que des succès 11 guérisons, dont 6 au bout d’un an; et parmi ceux-ci se trouvaient ceux dont la lésion n’était vieille que de 4 et de 6 mois avant l'opération.

Dans la statistique d° Jacobs portant sur 9 cas, la maladie datait de : |

G mois dans 1 cas 3 ans et demi dans 1 cas 1 an dans | cas À ans dans 1 cas

22 ans et demi dans 2? cas durée non indiquée dans Î cas. 3 ans dans 2 cas

Jacobs obtient 7 guérisons ou améliorations, les échecs portent sur ? malades dont la lésion datait de 6 mois et de 3 ans.

Dans les 2 cas d'opérations de Bérard la lésion datait de 6 mois et de un an. Les résultats furent très bons.

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M. le professeur agrégé Duvergey a opéré une malade dont la tuberculose vertébrale remontait à deux ans au moins avec un bon résultat.

Lance réunissant les résultats de 56 opérations, pour lesquelles l’âge de la lésion était indiqué donne la statistique suivante :

Pour 16 cas opérés avant un an, 37,9 % d'améliorations ou de guérisons, 12,5 % d'échecs, 50% de morts.

Pour 15 cas opérés dans la deuxième année, 60 % d’améliorations ou guérisons, 40 % d'échecs.

Pour 8 cas opérés dans la troisième année, 50 % d’améliorations ou de guérisons, 50 % d'échecs.

Pour 17 cas opérés entre 4 et 27 ans après leur début, 70,5 pour 100 de guérisons ou améliorations, 12,5 o, d'échecs, 18 % de mortalité. ,

D’après cette stalistique, on voil que la mortalité est très forte si on opère trop tôt, en pleine période d’activité du foyer tuberculeux. (Remarquons d’ailleurs que cette mortalité ‘élevée n’est dans ce cas pas spéciale à l’opération d’Albee, mais que c’est une règle générale, lorsqu'on mtervient à cette période par une opération chez un tuberculeux osseux).

Dans la deuxième année le taux des morts et des échecs s’abaisse, tandis que celui des guérisons s'élève et qu'il atteint son maximum dans les cas âgés.

Si nous nous basons sur la statistique de Lance et sur le cas de M. le professeur agrégé Duvergey, qui d’ailleurs ne sont pas en contradiction avec les statistiques de Tuffier et de Jacobs; nous croyons pouvoir conclure que l’opération d’Albee trouve sa principale indication, non pas tout-à-fait au début du mal de Pott, à la période d’activité, (nous avons dit plus haut, que Calvé et Galland indiquent que les parties osseuses infiltrées par la tuberculose sont destinées à disparaître), mais vers la deuxième année.

Cette intervention un peu tardive, sera d’ailleurs souvent rendue nécessaire par la difficulté d'établir un diagnostic précoce.Chez l'adulte, où le mal de Pottest souvent à évolution

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lente, la maladie peut ne se révéler, pendant un temps parfois fort long, que par des phénomènes douloureux qui peuvent en imposer pour toute autre chose qu’un mal de Pott, et malgré les grands services que l’on peut attendre de la radiographie dans les cas douteux, elle n’est pas toujours à même dans tous les cas d'établir un diagnostic certain, Dans ces conditions il est évidemment nécessaire d'attendre pour opérer et

cela est assez fréquent chez l’adulte qui commence son mal de Pott.

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