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opératoire, que Dujarier employait avec succès les greffes ostéo-périostiques, que Bérard s'était servi d'os mort chez un de ses opérés avec un succès, puisque le malade circulait sans appareil trois mois après l'opération. Dans ces conditions il n’est pas possible d’attribuer au greffon, un pouvoir ostéogénétique.
Des expériences nombreuses de greffe osseuse, montrent en effet que le greffon ne vit pas. Leriche et Policard, disent même, que «la greffe est toujours destinée à mourir. » Regard cependant, après 200 expériences, estime « que la survie partielle ou totale du greffon est possible, bien qu'elle soit en général de courte durée. Gette courte survie suffit cependant, à engendrer, dans l’os récepteur, des phénomènes de réaction ostéogénétique très intenses; et ces phénomènes sont incomparablement plus intenses avec une implantation d’os vivant qu'avec l’os mort ». Aussi Regard conclut-il de ses expériences, etDujarier est du même avis, que le greffon mort ne sau- ‘rait remplacer le greffon frais dansles opérations de greffe osseuse.
Le fait que le greffon n’a qu’un rôle de conduction, et que la néoformation osseuse qui le remplace a pour origine les os voisins, permet de comprendre comment il se fait que dans les cas de nécrose du greffon, partielle ou totale, le résultat final que l’on recherche soit tout de même obtenu. 1l explique aussi la croissance du greffon en longueur, et qu’ainsi chez les enfants opérés on n’observe pas d’arrêt dans le développement du rachis. Peu d'auteurs mentionnent ce fait, qui pourtant est important. Albee n’en parle pas dans ses publications, mais le seul fait, qu'après avoir opéré des enfants de 20 mois, il continue à préconiser l'intervention à tout âge, nous paraît suffisant pour conclure qu’il admet que la croissance de l’enfant n’est pas troublée. Barbarin, qui recommande l’opération chez l'enfant, a présenté une fillette de 12 ans, qu'il avait opérée 6 ans avant, et « qui était aussi grande et aussi élancée qu’une enfant de son âge bien portante ». Lance dit « que le greffon suit la croissance du porteur. » M. le professeur agrégé
Es
Rocher, qui a opéré une fillette.de 12 ans et demi, ayant une gibbosité volumineuse, ne croit pas non plus, que la greffe puisse influencer la croissance de la colonne vertébrale. Ce nest d’ailleurs pas pour cette raison, que l'opération est contre-indiquée chez l’enfant.