‹ Le Traitement chirurgical du Mal de Pott par l'opération d'AlbeeChapitre 31 sur 37 · NT RUE · texte numérisé non relu

NT RUE

le surtout museulo-aponévrotique est suturé par points séparés au catgut chromé. Suture de ja peau sans drainage. Surle greffon épineux, on a pratiqué à la scie quelques incisions transversales, de manière à pouvoir le modeler et lui faire épouser la forme de la gibbosité dorsale.

L'enfant est placée dans un corset bivalve confectionné quelques jours auparavant.

Suites opératoires normales.

Aucune réaction du côté de la moelle ni des méninges.

À partir du mois de mai, on enlève la coque dorsale du corset bivalve, de manière à faire de l’héliothérapie tous les après-midi.

Le 15 juillet, l'enfant est mise. pour la première fois en position assise.

Le 26 juillet, on applique un corset plâtré avec large fenêtre au niveau de l’ancienne plaie opératoire, de manière à pouvoir continuer les séances d’héliothérapie.

La malade commença à marcher, et depuis cette époque jouit d’une parfaite santé,elle ne souffre plus de la colonne vertébrale. D’autre part, la gibbosité dorsale semble être fixée dans son évolution; car ce qui a déterminé le Dr Rocher à pratiquer une intervention était l’importance de la gibbosité et la nécessité d’enrayer l'effondrement progressif de la colonne vertébrale, malgré les corsets plâtrés. Etant données les difficultés que cette malade a à se soigner on a pensé qu'il serait avantageux pour elle de fixer sa colonne vertébrale, plutôt que de la condamner à porter encore pendant longtemps une minerve plâtrée. Dans quelque temps, cette enfant qui porte actuellement un corset plâtré avec épaulettes, mais sans col d’officier, pourra porter un corset orthopédique en cuir; et ce ne sera que dans quelques années que nous

la débarrasserons définitivement de tout corset.

Observation IV

(Due à l’obligeance de M. le D' Ch. Dujarier, publiée in Bulletin

el mémoires de la société de chirurgie, 1920, 178).

Mme Ph..., ménagère, 19 ans, a toujours été d’une santé délicate. En 1913, Suppuration au niveau du tibia droit, avec fistule lente à

guérir.

TC

En 1914, gêne dans la marche avec douleurs nocturnes. Légère boiterie. On diagnostique une coxalgie. Amèlioration rapide par le repos au lit. Elle se remet à marcher 2 mois après.

Jusqu'en août 1919, la malade n’accuse aucun trouble; mais à cette époque les symptômes précédents reparaissent du côté de la hanche, on note de plus l’existence sur la face externe du grand trochanter droit d’une tuméfaction indolore qui grossit de plus en plus. En même temps apparaissent des douleurs lombaires.

La malade entre à l'hôpital Broussais le 3 novembre 1919.

A son entrée à l'hôpital la malade étant couchée, on note à l’inspection 1° au niveau de la 5° lombaire, sur la ligne médiane une gibbosité angulaire peu accentuée mais très nette.

20 sur la face externe du grand trochanter droit une grosse tuméfaction fluctuante; à son niveau la peau est légèrement violacée et tendue avec des varicosités à sa surface.

Pas d’atrophie des muscles de la cuisse.

Le diagnostic est évident : abcès froid consécutif à un mal de Pott lombaire. Réflexes exagérés, trépidation épileptoïde très marquée.

On commence par traiter l’abcès froid. Après plusieurs ponctions suivies d’injections modificatrices on obtient sa régression : il persiste seulement un très léger suintement par un petit orifice fistuleux.

Opération le 6 décembre 1919. Anesthésie générale à l’éther. Incision médiane sur la gibbosité; on dénude deux lames vertébrales au dessus de la vertèbre proéminente et deux lames au-dessous. Rugination : pas d’hémorragie importante. On résèque ensuite l'apophyse épineuse de la vertèbre saillante et on avive les voisines.

Prélèvement sur la face interne du tibia gauche d’un greffon ostéo-périostique de 25 cm. Ce greffon est divisé en deux et chaque moitié est insinuée dans la gouttière formée par les apophyses épineuses et la face postérieure des lames ruginées.

Mise en placefrès facile du greffon dans ce lit. Par dessus, suture musculaire au catgut. Suture de la peau et de l’incision jambière au fil de lin.

Suites opératoires normales, apyrétiques. Quitte l'hôpital le 11

janvier 1920 en bon état, la fistule est tarie.

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