BAT
Les récidives sont elles toujours une faute du chirurgien ?
a) Des organes trop infectés peuvent être conservés, soit sciemment et alors nous avons eu la main forcée en opérant à chaud, soit involontairement, cela tient à la pauvreté de nos moyens d'investigation. L'ovaire, à ce point de vue paraît surtout inspirer la crainte à certains chirurgiens.
b) Des organes sains peuventse réinfecter par l’intermédiaire de la muqueuse utérine déjà malade. Mais si désormais nous nous astreignons à soigner l'utérus, à guérir la métrite, ne verrons-aous pas cette cause de récidives les diminuer, en même temps que cesseront les douleurs et que se tariront les sécrétions locales.
c) Il est une cause au-dessus de laquelle se trouve le médecin, c'est la réinfection de ces femmes qui souvent non mariées ont donné la blennorrhagie et la reprennent plus facilement peut-être que la première fois. Nous croyons cette réinfection fréquente, plus fréquente qu’on ne le pense, et les malades ne doivent pas toujours accuser: le chirurgien de leur malheur quand elles sont allées le chercher ailleurs. C’est là un élément qu'il est difficile de distraire, dans ses vrais proportions de la statistique des récidives.
Cette évolution vers l’infection que nous montrent les statistiques dans certains cas est heureusement contrebalancée par la guérison des organes pathologiques laissés en place ; c’est ainsi que des annexes malades, des trompeskystiques, peuvent être guéries par le traitementconservateur et récupérer, dans la suite, l’intégralité de leurs fonctions normales, Bien plus, la gué-
CP