‹ Le Traitement de Choix des Cancers Adhérents et Étendus du CœcumChapitre 16 sur 24 · VALEUR ET CRITIQUE DE CHACUN DE CES PROCÉDÉS D'EXCLUSION · texte numérisé non relu

VALEUR ET CRITIQUE DE CHACUN DE CES PROCÉDÉS D'EXCLUSION

L'exclusion bilatérale fermée est rejetée par tous les chirurgiens. L'entéro-anastomose simple ne suffit pas à empécher des matières de passer dans la portion d'intestin comprise entre les deux bouches. Aussi bien placée, aussi grande que soit l’'anastomose, une portion des malières sous l’action des ondes péristaltiques, chemine vers l’anse que l’on voulait soustraire au cours des matières. C'est ce que Nannotti a vérifié par des expériences sur le chien.

L'entéro-anastomose avec rétrécissement de l'anse intestinale au-dessus de l’anastomose ne suffit pas à empêcher les malières d'y pénétrer.

Quant à l'exclusion unilatérale, les avis sont encore partagés. Cependant beaucoup de chirurgiens admettent, avec Delore et Patel, et aussi de nombreux faits cliniques et expérimentaux prouvent que, pour une lésion du cœcum, l'exclusion unilatérale avec abouchement iléo-sigmoïdien mel ia lésion à l'abri du contact des matières.

Si, au contraire, on fait l’'abouchement de l'iléon sur le côlon ascendant ou sur le côlon transverse, la pesanteur peut agir, les matières déjà moins liquides, lancées dans un segment intestinal peu contractile pourront retomber dans le cœcum. Si l'abouchement de l'iléon est fait sur l'S iliaque, les matières n'ont aucune tendance à refluer vers le cœcum.

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