‹ Le Traitement de Choix des Cancers Adhérents et Étendus du CœcumChapitre 19 sur 24 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

RESULTATS -THERAPEUTIQUES

Avant d'examiner les résultats opératoires donnés par l'entéro-anastomose simple, puis par l'exclusion, et spécialement par l'exclusion unilatérale, il sera utile de voir ce que donne

le traitement radical.

1° Entéreclomies

Cas où le néoplasme élail très élendu, adhéraïil inlimément aux organes voisins el S'accompagnait d'une infiltralion qanglionnaire considérable :

Nous trouvons 31 interventions dans ces conditions. Cerlains chirurgiens ont montré une audace inouïe. Dans un cas de Graff, la tumeur adhérait au rein, et on dut faire une néphrectomie complémentaire, Frœntze fit une triple résection intestinale, Germy mit 4 heures pour terminer l'opération el vit son malade mourir dans le collapsus.

Sur ces trente el une interventions, nous trouvons 16 morts. La mortalité est donc considérable (51,61 %).

La plupart des morts sont dues au collapsus et à la septicémie péritonéale, causés par la longueur de l'opération et la

difficulté des manœuvres opératoires.

2° Entérectomies au cours d'une complicalion mécanique ou seplique.

Nous trouvons une mortalité de 46,66 %. La plupart des morts sont dues au collapsus et à la seplicémie péritonéale : et puis les difficultés des manœuvres opéraloires sont très :

grandes sur un intestin fortement distendu.

3° Cas où il existait une généralisation cancéreuse :

Sur cinq cas opérés, nous trouvons cinq morts. Toutes sont dues au collapsus et sont survenues le plus souvent le jour même de l'opération, quelquefois même quelques heures après. |

On peut donc voir que cette chirurgie n'& donné encore que des résultats assez peu satisfaisants. Nous trouvons une mortalité effravante, décourageante, semblant interdire toute tentalive de cure radicale, et on ne peut alors penser qu'à un frailement palliatij. D'ailleurs les résultats éloignés ne sont pas aussi très brillants.

De nombreux malades ont été suivis après leur opération, et les statistiques nous montrent qu'il ne fant pas se hâter de croire à une guérison définitive, car la récidive est très fré-

quente.

Exclusion.

Nous trouvons 10 cas de cancer du cœcum dans lesquels on a fait l'exclusion de l'intestin, Dans deux Cas, on à pratiqué l'exclusion avec occlusion totale, c’est-à-dire qu'on à fermé les deux bouts de la portion exclue. 11 s'est produit une mort, el dans le cas qui a guéri, on dut ouvrir l’anse au qquatrième jour.

Tous les auteurs sont d'accord pour rejeter l'exclusion avec

SANTA fermeture des deux bouts, quand il n'existe pas une fistule stercorale, qui sert de soupape de sûreté.

Dans 4 cas, il a élé praliqué une exclusion avec occlusion partielle, le bout distal ayant été abouché à la paroi. Il ne s'est produit qu'une mort. La mortalité n'est donc que de 25 %, mais l'inconvénient de ce procédé, c'est que la fistule stercorale peut persister pendant longtemps.

Enfin l'exclusion unilatérale a été pratiquée 4 fois aussi, et n'a donné qu'une mort. La mortalité est donc la même que dans le procédé précédent. D'autre part, il n'existe pas de fistule stercorale. C'est donc un procédé meilleur.

Entléro-anaslomose simple.

Elle a été pratiquée 17 fois el n'a donné que deux morts. La mortalité est donc seulement de 11,20 %. Que devonsnous conclure de ces résultats ? I faut avouer, ilest vrai, que l'exclusion à une mortalité plus élevée que lentéro-anastomose, mais certes, l'exclusion à de nombreux avantages sur l'entéro-anastomose simple. Elle garantit davantage le malade contre les complications sepliques, puisque la lésion exclue est à l'abri de lirritation et de l'infection apportées par les matières fécales. Elle met l'anse plus complètement au repos et doit donc relarder davantage l'évolution de la lésion.

L'exelusion unilatérale semble donc le procédé de choix.

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