LS
ment congestionnée. [IS sont de plus fortement fixés à la paroi
postérieure de l'abdomen. L'anse iléale est saine Jusqu'à son &bouchement dans le cœæcum. Devant l'impossibilité d'extirper la masse néoplasique, M. le professeur Forgue se décide à faire l'iléosigmoïdostomie. Il pratique d'abord la seclion de l'anse iléale après écrasement avec l'instrument de Doyen. Après fermeture des deux bouts, le bout supérieur est abouché dans l'anse sigmoïde, par anastomose latérale. Cetle deuxième partie de l'intervention est rendue particulièrement difficile par la brièveté du méso de l'anse sigmoïde. Tout se passe sans incidents.
Le malade est constipé pendant quelques jours. I commence à aller du corps au 5° jour. Il accuse encore quelques légères cotiques. Cinq selles par 24 heures, dont 2 ou 3 la nuit, presque liquides. Les jours suivants, les coliques disparaissent, le nombre des selles diminue. Le malade commencé à se lever dans les derniers jours d'avril. À ce moment il n'a plus que 2 ou 3 selles par jour, molies et non consistantes. Son élal général est bon, et il s'alimente d'une facon suffisante. La plaie opéraloire s'est réunie per primam.
Il quitte l'hôpilol dans les premiers jours de mai.
OBSERVATION Il
Néoplasme du cœcum iléo-sigmoïdoslomie, — Guérison. (Gosse:
Pr... Alexandre; soixante-deux ans, couvreur, entre le $ août 1904 à l'hôpital de Ja Pitié, pour des phénomènes d'occlusion intestinale. Depuis quinze jours, arrêt complet des matières et depuis quarante-huit heures, arrêt complet des
vaz, avec VomIssements.
re eu
Laparotomie médiane sous-ombilicale, par M. Gossel ; aide, M. Dujarrier ; chloroformisateur, M. Bourreau. On constate un néoplasme du cœcum étendu et adhérent. On pralique une iléo-sigmoïdostomie. Le malade sort guéri le 10 septembre 1904,
OBsSERVATION III
Néoplasmé du cæcum iléo-sigmoïdostomie
Guérison. (Terrier)
M... R., âgé de cinquante el un ans. Début 11 v à 10 mois. Le malade, jusqu'alors en pleine santé, ressent alors des douleurs dans la fosse iliaque droite, avec irradialions vers lombihc. Pas de diarrhée, pas de constipalion, mais seulenent au moment des crises douloureuses, sensalion d'arrêt es gaz en un point, toujours le même, corresponilant à la région iliaque droile. Puis le malade à la sensation d'un obstacle franchi : la circulation intestinale semble rétablie el les douleurs cessent immédiatement.
Pas d'hémorragies inlestinales : amaigrissement de quelques kilogrammes. À la palpalion, on sent nettement, dans la fosse iliaque droite, une tumeur du volume du poing, allongée verticalement, immobile. Pas d'ascite : urines : 1.025 grammes par Jour, densité, 1.022, sans sucre, ni albumine, ni pigments biliares : urée, 25 gr. 62.
Opéralion en décembre 1904. Laparotomie médiane sousombilicale. L'exploration révèle une masse néoplasique occupant tout le cœcum, avec de nombreuses-adhérences : le côlon ascendant est fortement tendu et congestionné. On pratique l'iléo-sigmoidostomie. Les suites opératoires sont excellentes. La malade, revue en mars 1905, est en bonne santé:
OBsERvVATION IV
Cancer du cœcum. — Exclusion unilalérale des côlons (Morestin)
Mme M... 46 ans, entre en juillet 1901 à l'hôpital Saint- Louis. Pas d'enfants. Ménopause. Il s’agit d’une suppuration de la fosse iliaque droite, dont elle se plaint de soulfrir beaucoup. Toute la partie sous-ombilicale droite de son ventre présente une déformation considérable. C’est une triple hernie, des cicatrices anciennes. A leur niveau, la peau cicatricielle est très mince. Ces trois hernies se réduisent facilement et contplètement, laissant des sacs flétris formés par la peau cicatricieile très mince. Au-dessus de l’arcade crurale, tout près, s'ouvrent deux fistules laissant couler du pus en assez grande abondance. Le stylet s'y enfonce transversalement de 2 ou 3 centimètres. On pénètre dans un diverticule et non dans le trajet principal.
Au-dessus de ces fistules, à droite de ces hernies, remplissant la fosse iliaque, est une masse allongée, en forme de boudin cylindrique, iong de 10 centimètres, à extrémité supérieure arrondie. Tumeur de consistance très ferme, ligneuse. Immédiatement sous la peau, elle semble lui adhérer. Elle semble un peu mobile transversalement. La masse est absolument indolore. On n’a jamais noté de phénomènes imtesfinaux. On ne trouve ni mal de Poit, ni suppuration articulaire. Rien aux organes génitaux. Appétit assez bon. Malgré cela, état général médiocre, la malade à maigri fortement depuis quelques mois : elle est très nerveuse et difficile.
Le 1* septembre 1901, laparotomie médiane, avec débridement à droite. On a beaucoup de mal à s'orienter, l'épiploon est adhérent ; la tumeur est adhérente à la paroi, qui
AD
est envahie sur une notable étendue. L'extirpation paraissant
impossible, on anastomose l'iléon à lanse sigmoïde. Les suites de l'opération sont très bonnes. Un an après, en octobre 1902, la malade subit une extirpalion consécutive qui
réussit.