MÉCANISME DE LA RÉTENTION D’URINE CHEZ LE PROSTATIQUE
Le traitement endoscopique ayant essentiellement en vue la rétention d'urine chronique, complète ou incomplète d’origine prostatique, tend à la supprimer par lablation partielle de l’adénome ; la portion obstruante.
Ceci nous entraine à rappeler rapidement le mécanisme de la rétention chronique chez le prostatique — à voir quels sont les facteurs qui troublent l’évacuation urinaire, pour en tirer des déductions pratiques sur la légitimité de la résection endo-urétrale.
— L'URÉTROCYSTOSCOPIE AU COURS DE LA MICTION CHEZ UN SUJET NORMAL montre le rôle essentiel Joue, dans l’ouverture du col, par la lèvre postérieure.
La lèvre postérieure du col subit un mouvement en arrière et en bas, alors que les bords latéraux et le bord antérieur se déplacent à peine : il se creuse ainsi une gouttière transversale médiane.
Le trigone s’abaisse, le Veru ascensionne, raccourcissant la distance qui le sépare du col ?
Ces mouvements entraînent, avec l'ouverture de l’orifice, l’aplanssement de l’angle aigu normal que fait le plancher de la vessie avec celui de l’urètre postérieur.
— La contraction vésicale va chasser l’urine à travers le col ouvert. Elle débute dès qu’on ordonne la miction et ne cesse qu'après évacuation complète de la vessie, comme l’a confirmé GAUME qui reprit, à l’aide de son manomètre, les expériences de GENOUVILLE.
— La pression intra-vésicale semble même jouer un rôle adjuvant dans la dilatation du sphincter lisse. SERRALACH a constaté que le mouvement d'ouverture du col est paresseux quand la vessie est vide, rapide quand elle est pleine.