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ASCHNER ne signale que 2 % de dégénérescence sur 277 cas.
Mais cette opinion est loin de prévaloir. Nombreux sont les chirurgiens qui, par l'examen histologique minutieux des adénomes énucléés, trouvent une proportion bien plus grande de lésions en voie de transformation épithéliomateuse :
ALBARRAN, sur 100 adénomes énucléés, trouve 14 fois des lésions malignes.
FREYER, en 1914, après 1.276 prostatectomies, relevait 171 tumeurs malignes, soit 13,4 %.
MARION signale une moyenne de 14 % d’adénomes dégénérés.
- Pour YunG, 20 % des adénomes enlevés contiennent un noyau carcinomateux.
Dossor, relevant les observations de la Clinique de NECKkER, de 1919 à 1925, trouve 72 adénomes dégénérés ou très suspects, pour 557 adénomes purs, soit 11,6 %.
CauLk, enfin, déclare, qu’un prostatique sur 5 est un cancéreux.
Un fait important mérite d’être souligné : dans nombre de ces cas, il s’agit de zones peu étendues de dégénérescence cancéreuse qui, radicalement supprimées par la prostatectomie, donnent des survies de longue durée, souvent même de véritables guérisons.
En somme, la possibilité assez fréquente de dégénérescence maligne de l’adénome, la difficulté très grande de l’affirmer cliniquement, l’efficacité de l’énucléation précoce, restent des arguments majeurs qui ne peuvent que restreindre les indications de la résection endourétrale,
De plus, une question peut être posée, que l'étude de résultats éloignés pourra seule résoudre, quand ceux-ci seront assez nombreux : Quelle est l’action irritative des courants sur les tissus adénomateux ? Quand des séances répétées sont nécessaires, ne peut-on craindre une transformation épithéliomateuse de l’adénome, comme on a pu l'observer pour certains polypes vésicaux qui avaient subi plusieurs séances rapprochées d’électrocoagulation ?
Dans les résultats publiés, Fey et Dossor ne signalent que deux observations : l’une de KEYES, l’autre de CAULK, où, après une résection pour hypertrophie de la prostate, le malade revint porteur d’un cancer. Mais, comme ils le font remarquer, peut-être cette rareté très grande est-elle due à ce que les statistiques font entrer ces cas dans le cadre des obstructions cancéreuses.
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