‹ Le Traitement de l'hypertrophie de la Prostate Par L'électrorésection EndoscopiqueChapitre 30 sur 80 · ET SOINS PRÉ-OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

ET SOINS PRÉ-OPÉRATOIRES

Avant toute électrorésection, le malade doit être examiné très complètement et préparé minutieusement. Ce sera un des facteurs essentiels du succès.

10 L'examen endoscopique précisera la variété anatomique en cause, permettant déjà de décider de la tactique opératoire à suivre, par l’exploration complète, non seulement du col, mais de tout l’urètre postérieur. Il permet, en outre, de se rendre compte du degré d’enserrement de l’appareil dans l’urètre postérieur.

Le cystoscopie permet, en outre, de se rendre compte :

a) De la capacité de la vessie : réduite par une cystite ou au contraire très augmentée. On notera ainsi la quantité de liquide qu’on pourra introduire sans crainte, sous anesthésie, lors de l’intervention ;

b) De la présence de calculs vésicaux, qui sera révélée plus sûrement que par la radiographie, même à vessie vide. Mais il ne faut pas oublier que, dans les vessies à col très surélevé, à bas-fond marqué, ce dernier est difficile à bien explorer et c’est pourtant là que stagnent les calculs. Il faudra donc avoir bien soin de relever l’oculaire au maximum, sitôt franchi le col, pour essayer de dépister un calcul.

c) De l'existence d’un diverticule vésical, dont la présence entraînera l’obligation d’une cystographie préalable pour en apprécier Jes dimensions et décider de la conduite à tenir. De même qu’en cas de diverticule prostatique vu à lurétroscopie, une urétrographie serait nécessaire.

d) Enfin, de la coexistence avec l’adénome d’un polype vésical ?

Il sera prudent de ne pratiquer l’électrorésection qu’une semaine après l’examen endoscopique, car cet examen peut déclancher une poussée fébrile. Du reste, cet examen pourra jouer le rôle d’une véri-

Eu; dues

table épreuve pré-opératoire ; s’il déclanche une réaction fébrile ou un saignement importants, mieux vaut refuser la résection d’emblée à vessie fermée.

20 Examen bactériologique des urines. — En cas d’urines troubles, il sera utile de pratiquer un examen bactériologique direct et après culture, pour préciser les germes en cause, surtout le degré de virulence. Une infection marquée nécessitera une préparation plus minutieuse et plus longue. et pourra même contre-indiquer l’intervention.

30 L'étude du fonctionnement rénal doit être précisée avec autant de soin que pour la prostatectomie.

Le débit urinaire, l’urée sanguine, la Constante d’Ambard, l’élimination de la phénolphtaléine, seront des renseignements indispensables pour permettre de décider de la conduite à tenir : de l'éventualité d’une cystostomie préalable, de l’indication d’une résection minima ou d’emblée large.

Pour être dans de bonnes conditions opératoires, il faut un débit urinaire suffisant : 1 litre 1 /2 à 2 litres par 24 heures.

49 Le temps de saignement et de coagulation sont d’une importance réelle ici, l’hémorragie étant, comme nous le verrons, une des plus graves complications de l’électrorésection, et l’altération sanguine n'étant pas rare chez ces malades au foie souvent insuffisant.

S1 la coagulation est retardée, le chlorure de calcium, le citrate de soude, le simple jus de citron, la gélatine adjointe aux mets (BuMpus) seront préconisés. Il sera parfois utile de recourir à de petites transfusions sanguines.

59 L'examen radiographique de l'arbre urinaire est pratiquement inutile. Nous avons vu que, pour déceler la lithiase vésicale, il est moins sûr que la cystoscopie.

L’exploration radiographique rénale ne sera pratiquée que sur indication particulière fournie par l'examen clinique ; mais il nous

semble parfaitement inutile de l’ériger en système, comme le veut Bumpus.

Préparation du malade

Alors que, pour certains auteurs, celle-ci est réduite au minimum, justifiant le terme « d’ambulatoire » donné à la méthode, pour d’autres, celle-c1 doit être lente, minutieuse, si l’on ne veut courir le risque de complications graves. |

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Les deux problèmes importants que soulève la préparation préopératoire sont : le drainage préalable par la sonde à demeure, la section des canaux déférents.

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