‹ Le Traitement de l'hypertrophie de la Prostate Par L'électrorésection EndoscopiqueChapitre 33 sur 80 · ET EXAMENS POST-OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

ET EXAMENS POST-OPÉRATOIRES

Soins post-opératoires

La surveillance post-opératoire, si elle peut être réduite au minimum dans les cas simples où l’intervention a été facile, la quantité de tissu reséqué peu importante, l’état général bon, devra être, par contre, très sévère dès que l’intervention aura été tant soit peu malaisée, longue, hémorragique, si l’on veut éviter les complications redoutables qui grèvent encore lourdement les résultats de la résection.

Cas SIMPLES. — Mettre systématiquement une sonde à demeure de gros calibre (24 Charrière), de préférence multiperforée ou à œil très large, pour assurer un drainage correct.

On y associera, matin et soir, les lavages vésicaux au sérum physiologique, à l’eau bouillie ou à l’oxycyanure de mercure si les urines étaient troubles avant l'intervention.

Ce drainage évite la stagnation de l’urine, stagnation qui est souvent accrue, dans les premiers jours, par le gonflement œdémateux de la région de l’adénome et du col. D’autre part, l’urine est pratiquement toujours infectée d’une façon légère et transitoire à la suite de la résection. Enfin, des fragments reséqués, des lambeaux de sphacèle, des caillots s’y trouvent mêlés.

Il faut, avant tout, éviter cette association ; séase + infechion, source de complications redoutables.

Ce drainage devra être surveillé étroitement. La sonde a tendance à se boucher : un petit lavage suivi d’aspiration sera, en général, suffisant.

Quand faut-il retirer la sonde à demeure ?

Dans ces cas simples, elle sera retirée 48 heures après clarification

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complète des urines, comme le conseillait encore tout récemment Mc Carry, soit vers le 4€ jour. On fera lever le malade 2 jours après.

Mais il faut savoir qu’il est une période critique — du 8€ au 15€ jour, pendant laquelle se produira la chute des escarres.

C’est dire que ce stade est, au contraire, d'autant plus à redouter que l’électrocoagulation aura été plus importante.

La chute des escarres s'accompagne, en règle, d’un léger saignement.

Cas GRAVES. — Résections importantes. Interventions difficiles et hémorragiques.

Le traitement post-opératoire sera rigoureux. La sonde à demeure et les lavages seront prolongés au-delà de la période critique.

De toute façon, la sonde à demeure ne sera retirée que lorsque les urines seront éclaircies, qu’il n’y aura plus de suintement sanguin, lorsque le débit urinaire atteindra 1 litre 1 /2 à 2 litres par 24 heures.

Si la résection a déclanché une poussée fébrile, des frissons, 1l faut être encore plus prudent et ne retirer la sonde qu’en moyenne 5 jours après défervescence complète.

Les antiseptiques par voie bucale, les hémostatiques, les acidifiants seront maniés suivant les besoins.

Une fois la sonde retirée, il faudra néanmoins pratiquer 2 lavages par jour, autant qu’il sera nécessaire, pour faire cesser l’infection.

I ne semble pas prudent d’abandonner ces sondages, dans les jours qui suivent, car un résidu important peut persister ; l’urine stagnante peut même être franchement purulente sans qu’il existe de fièvre ni aucun phénomène alarmant. Si cette stase infectée latente est abandonnée à elle-même, des accidents graves d’infection urinaire pourront éclater, parfois avec une telle brutalité qu’il sera à ce moment trop tard pour y remédier.

Examens post-opératoires

Le résultat immédiat de la résection ne doit pas être évalué dans les jours qui suivent, car les causes d’erreur sont nombreuses.

On peut ne plus trouver de résidu et croire à une action efficace, alors que cette absence de stase n’était due qu’à la sonde à demeure, résultat dès lors transitoire :

— le résidu se reformera progressivement.

Le plus souvent, une poussée congestive et œdémateuse post-

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opératoire, au niveau de l’adénome et du col, va entraîner une augmentation transitoire du résidu, parfois même déclancher une rétention aiguë complète.

Ce phénomène très fréquent exige donc, d’une part, la mise en place systématique d’une sonde à demeure après l’intervention, d'autre part, d'attendre avant d'évaluer la diminution ou la disparition du résidu — une quinzaine de jours pour CAULK, en réalité 4 à 6

semaines — que la chute des escarres ait eu lieu et que l’æœdème se soit résorbé.

A ce moment, pour apprécier le résultat de l’opération, il faut systématiquement :

— $e rendre compte de la persistance ou de la disparition des troubles fonctionnels ;

— Faire uriner le malade, pour noter la force du jet, son calibre, la durée de la miction ;

— Sonder pour évaluer le résidu. Si la vessie se vide mal, une nouvelle résection pourra être discutée. Si elle se vide bien, le malade

devra être revu ultérieurement, pour confirmer la persistance de ce résultat ;

— Pratiquer un examen urétroscopique, pour apprécier la lumière du col et ses mouvements lors de la miction, l’aspect de la cicatrice ;

— Enfin, on notera la présence ou l’absence de pyurie ;

— Les épreuves du fonctionnement rénal seront réservées pour une date plus éloignée, car il ne se modifie que bien plus lentement.

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