LA RÉTENTION AIGUE COMPLÈTE
De nombreux auteurs ont pratiqué la résection chez des malades en rétention aiguë complète, soit au bout de 15 jours à 3 semaines, soit, tel JACOBY par exemple, au deuxième jour.
Sur 43 observations, la rétention a cédé dans 37 cas. Ces résultats
ne nous semblent guère être un argument suffisant, le sondage donnant des succès aussi nombreux et à moins de frais.
Qurtout dans ces cas, la région prostatique est le siège d’une congestion marquée, d’un œædème intense. On ne peut apprécier dans ces cas les dimensions exactes de l’adénome. La résection est ici plus difficile, le risque d’hémorragie plus grand. De plus, les manœuvres endo-urétrales peuvent déclancher une poussée inflammatoire aiguë, qui ne sera pas toujours passagère et sans inconvénient.
Ainsi, OPPENHEIMER, dans 6 observations de résection en période de rétention aiguë, s’il obtient 2 succès, ses 4 autres malades font : l’un une phlébite au 6€ jour, 2 conservent encore après 2 mois une pyurie persistante, le dernier présente des accès de fièvre avec frissons pendant plus de 3 mois.
— Puezrp perd'ainsi un de ses malades d’une septicémie à streptocoques.
—— DorMaAx, d’une embolie cérébrale.
— GREENBERG, d’un iléus paralytique.
En dehors de ces cas particulièrement graves, nombreux sont les malades qui ont présenté de fortes ascensions thermiques dans les jours qui suivirent la résection.