OBSERVATION VII RÉTENTION COMPLÈTE CHEZ UN CYSTOSTOMISÉ
M.... 69 ans. Cystostomie pratiquée il y a 4 ans 1 /2, le 17 Mai 1929 à Soissons, pour rétention complète.
Depuis plusieurs mois, le malade se plaignait d’uriner difficilement, d’être obligé de pousser. Pas de pollakiurie. 3 à 4 mictions par jour.
Dans les jours qui précédèrent la rétention complète, la dysurie s’était accentuée. Au moment de la rétention complète, peu de douleurs, pas de poussée vésicale. Durée : 24 heures.
Depuis 2 ans, douleurs vésicales et au niveau de l’urètre. Mictions par l’urètre parfois, mais de peu d'importance. Les urines se troublent. Le malade entre à l’hôpital le 20 Octobre 1933.
Urines troubles. Hypertrophie légère de la prostate.
Urétroscopie : Diaphragme circulaire, mais avec lobe médian tout à fait typique. Saillie moyenne. Prostate moyenne. Rien dans l’urètre.
Punch le 26 Octobre (Fey).
Destruction du lobe postérieur avec 10 coupes d’électrocoagulation très aisée. Pas de saignement. Anesthésie épidurale avec novocaïne : violente crise d’excitation.
Pas de sonde à demeure, mais sonde de cystostomie.
Le 13/11/33 : Fermeture de la plaie de cystostomie et mise en place d’une sonde à demeure.
Le 24/11/33 : Suppression de la sonde. Pas de résidu. Sonde à demeure pour la nuit seulement.
Le 25/11/33 : Urines louches. Pas de résidu. Le malade sort de l’hôpital.
Jusqu'au 27 /11, le malade urine facilement, quand brusquement, dans la nuit, rétention suivie d'ouverture de la plaie de cystostomie. Le malade est hospitalisé à nouveau. La plaie se referme mais il subsiste une rétention incomplète de 450 cc. Lavages vésicaux.
Le 12/12/33 : Résidu clair 30 grammes.