OBSERVATION VII RÉTENTION INCOMPLÈTE CHEZ UN CYSTOSTOMISÉ
R.... 58 ans. A été opéré à Bicêtre par le D' Perarp. Cystostomie le 22 Novembre 1932 pour adénome.
N'a jamais eu de rétention complète, mais dysurie, pollakiurie.
Actuellement, prostate normale au toucher.
Urétroscopie, le 6 Novembre 1933 : Adénome du col et légère barre, ancienne déformation de l’urètre postérieur, mais quelques orifices glandulaires béants dans les sillons latéraux.
Punch, le 24 Novembre, sous anesthésie épidurale : Section du bord inférieur du col empiètant sur la partie inférieure des bords latéraux.
Le malade est ensuite renvoyé, avec une sonde de cystostomie.
Le 5 Janvier 1934, Urétroscopie : Lésions d’œdème à la partie supérieure du col. Les parties inférieures des bords latéraux sont concaves. Très légère barre. 2 petits lobes dans l’urètre postérieur.
Lorsqu’on bouche la sonde vésicale, le malade urine difficilement et peu à la fois.
Le 22 Janvier 1934 : Punch sous anesthésie épidurale. On pratique plusieurs
sections sur la barre prostatique, en empiètant sur les faces latérales et l’urètre postérieur.
Le 14 Février 1934 : Les mictions sont peu abondantes, le résidu est variable mais toujours important.
A l’urétroscope : Très légère barre et déformation du bord supérieur du eol de lurètre postérieur. La muqueuse est blanchâtre et irrégulière.
Le 16 Février : Résidu 60 cc. Le malade est montré à M. PERARD, qui décide l’essa de fermeture de la vessie et la mise en place de la sonde à demeure.
Le 26 Février : Fermeture de la vessie. On retire la sonde. Mictions difficiles ; résidu variable : parfois inexistant, parfois de 100 à 150 cc.
Après instillation de nitrate d’argent à 1/200, les mictions sont plus faciles, mais le résidu est toujours irrégulier.
Les urines sont troubles.
Le malade sort de l'hôpital au début de Mars.
Observations du Docteur THEVENARD
M. V.... 75 ans, vient consulter pour phénomènes de dysurie marqués.
À l'examen : Urines très troubles, résidus 150 gr., état général très altéré.
Toucher rectal : Adénome volumineux.
Urée sanguine : 0,57.
A l’urétroscopie un fort dos d’âne au niveau du col. Il s’agit d’un lobe médian court, largement implanté.
Les lobes latéraux sont très développés, mais s’écartent sous la pression du liquide.
Intervention, le 10 Décembre 1931 : Ligature des déférents, quelques points d’électro-coagulation au contact.
2e Intervention, le 20 Janvier 1932 : Electro-coagulation profonde du lobe médian.
3e Intervention, le 10 Février 1932 : Il persiste une saillie nette de la partie gauche du lobe médian qui est à son tour abrasée par électro-coagulation.
Revu le 6 Mai 1932, l’état général est amélioré, l’urée sanguine est à 0,47, mais les urines restent très troubles et le résidu est encore de 50 cm°.
42 Intervention, le 18 Juin : Electro-coagulation en demi-couronne très poussée, portant alors surtout sur la partie droite du lobe médian . Le résidu tombe à 10 cmÿ.
En Juillet, les urines sont de nouveau très infectées, le résidu est remonté à 80 em. En Octobre, le résidu est à 125 em°.
5e Intervention, le 23 Novembre : Résection de la partie restante du lobe médian ; un fragment adénomateux assez volumineux roule dans la vessie mais il est chassé par la miction le soir même.
A la suite de cette intervention le résidu tombe à 3 cm5.
Revu le 31 Mars 1933, urines limpides, jet fort et plein, résidu à 10 em. Urée sanguine 0,35.
En Novembre 1933, le malade est parfaitement soulagé de tous ses troubles, le résidu reste négligeable : 10 em.
Observations personnelles
OBSERVATION 1
Tu.... 72 ans, vient consulter le 1er Octobre 1933, pour Pollakiurie surtout nocturne — légère dysurie qui augmente progressivement depuis 4 ans (le malade se lève en moyenne 5 fois la nuit pour uriner).
Examen : Jet mince et faible ; urines limpides ; résidu : 90 à 100 grammes, vérifié 3 fois à 15 jours d'intervalle.
Toucher rectal : Adénome du volume d’une grosse noix, ferme, lisse, bien limité.
Urétrocystoscopie : L'instrument est passé aisément.
— Lobe médian court et large, en « barre ».
— Les lobes latéraux saillants, dans la lumière de l’urètre postérieur, s’écartent sous l'irrigation continue.
— La vessie est saine.
Pas de réaction fébrile à la suite de l'examen.
A) Les examens de complément pratiqués : Urée sanguine 0,38 % ; Constante d’Ambard 0,116 ; Phénolsulphonephtaléine 12 %. Temps de coagulation 675.
B) Examen radiologique du cœur : Aorte dilatée, opaque ; Cœur étalé ; T. A. : 22-9 1/2.
L’électro-résection est décidée.
Le 7 Octobre : A la locale : Section des canaux déférents.
Le 15 Octobre : Electrorésection (en collaboration avec THEVENARD).
Rachianesthésie basse. 7 cgr. de Surocaïine 5 %. Urétrocystoscope de Mc CARTHY sous irrigation continue.
Exérèse successive, de la superficie à la profondeur, de plusieurs copeaux transversaux pour abraser l’obstruction médiane, après coagulation préalable par des points pénétrants à la base.
L'intervention est arrêtée dès que lon voit nettement le plancher vésical de l’urètre postérieur.
On ne résèque pas les lobes latéraux.
Une sonde à demeure N° 24 Charrière est mise en place.
Suites : Très simples, apyrétiques.
Les urines, d’abord troubles, s’éclaircissent en 48 heures.
Ablation de la sonde le 22 Jour. Le malade rentre chez lui le 4 jour.
Revu le 15 Novembre : Le jet est nettement plus fort, la miction plus rapide.
Résidu : 5 em. Mais la pollakiurie persiste.
Le 20 Décembre : Résidu : 3 em?. La pollakiurie à nettement diminué.
Le 20 Février 1934 : Le résidu est de 5 em?. Les urines sont limpides, mais la pollakiurie persiste (le malade se lève 3 fois la nuit). Peut-être est-elle en rapport avec l’hypertension.
Revu le 8 Mai 1934 : La Pollakiurie nocturne persiste (3 fois). Urines limpides. Résidu : 4 ce.
OBSERVATION IT