CONCLUSIONS
I. — Le traitement de l’hypertrophie de la prostate par l’électrorésection endoscopique réalise une opération partielle qui a pour but de remédier à la séase urinaire responsable de tous les troubles engendrés par la maladie prostatique.
Cette intervention, essentiellement mécanique, donnera des résultats satisfaisants :
— Chaque fois qu’elle pourra supprimer les saillies adénomateuses qui obstruent la lumière cervico-urétrale.
— Chaque fois qu’elle pourra creuser une large gouttière pouvant suppléer à l’insuffisance d'ouverture du col vésical.
II. —— C’est une intervention dafficile, nécessitant non seulement une grande pratique de l’endoscopie, mais une formation chirurgicale véritable :
— Pour éviter d’en étendre par trop les indications, dans la crainte que peut inspirer la prostatectomie.
— Pour pouvoir pallier, en intervenant d’urgence par la voie sus-pubienne, à certaines complications graves.
III. -— Elle nécessite une onstrumentation parfaite, remplissant les conditions suivantes :
— Permettre l’intervention sous le contrôle large de la vue.
— Etre très maniable et peu traumatisante.
De nombreux instruments remplissent ces conditions ; mais le plus perfectionné, au double point de vue mécanique et optique, nous semble être le « Visual Prostatic Electrotome » de Me Carry.
IV. — Les interventions «en milieu hquide » permettent une visibilité bien meilleure et sont moins dangereuses que les interventions «à sec ».
Les méthodes « par section », à l’aide des nouveaux courants de haute fréquence, réalisent un véritable progrès sur les méthodes «par destruction » de l’électrocoagulation simple.
La résection sera pratiquée de préférence à l’aide du courant mixte coupant et coagulant, qui permet :
— D'obtenir une section nette.
De réséquer rapidement un adénome de consistance très ferme.
— De n’utiliser que le courant coagulant nécessaire pour assurer l’hémostase, évitant ainsi les dangers de la coagulation massive :
-— Les hémorragies tardives sévères à la chute des escarres.
— L’'infection, par sphacèle des tissus nécrosés.
V. — La résection, méthode de choix, est l’intervention pratiquée par les voies naturelles, sans cystostomie préalable.
Elle trouvera ses meilleures indications :
— Dans les obstructions cervicales localisées.
— Dans les petites hypertrophies de la prostate, où l’obstacle médian est pratiquement seul en cause.
— Chez le sujet jeune, au début de la maladie prostatique.
— Chez le prostatectomisé, dans les cas où un reliquat cicatriciel entraîne à nouveau la formation d’un résidu.
Elle ne sera qu’une méthode palliative :
— Chez le sujet très 4gé ou à état général déficient. I sera préférable, ici, de multiplier les séances plutôt que de pratiquer la résection large d'emblée. |
—— Chez les malades qui refusent la prostatectomie.