PROPHYLAXIE DE LA COXALGIE. AI
intercurrentes, les lièvres éruptives, la rougeole surtout, qui ouvre si fréquemment la porte à la tuberculose.
Quoi faire'.'1 Fuir les foyers de contagion de ces maladies, plus spécialement encore pour tous les enfants chétifs et « délicats », c'csl élémentaire.
Et dans la période de convalescence de ces maladies, s'occuper 1res attentivement de l'hygiène et de l'alimentation de l'enfant, puisque c'csl à celle période que la coxalgie éclate généralement.
Envoyer les enfants passer cette période de convalescence — qui est aussi une période d'opportunuité morbide — à la campagne ou à la mer. Sur les centaines d'enfants (pie j'ai pu suivre dans ces conditions à Berck, je n'ai pas vu se développer un seul cas de coxalgie. Malheureusement la coxalgie s'empare parfois de l'enfant aussitôt que la rougeole l'a laissé, el peut-être même avanl qu'il ne se lève, bien que ce ne soil qu'au moment où l'cnfanl l'ail ses premiers pas que se révèlcnl les premiers signes de la maladie.
Je compte parmi mes coxalgiques 3 enfants qui, à la suite d'une rougeole el d'une scarlatine, se sont pris à boiter des l'instant où on les a levés, à la grande stupéfaction de leurs parents.
Enfin est-il besoin d'insister pour démontrer
i2 TRAITEMENT DE LA COXALGIE.
l'urgence qui s'impose, dès qu'un foyer tuberculeux existe dans un autre point de l'organisme, si petit fût-il, — adénite, gomme de la peau, otorrhée — de l'éteindre promptement el complètement.
Je ne voudrais pas donner une longueur démesurée à ce chapitre de la prophylaxie de la coxalgie, d'autant que, dans l'état actuel de la science, je ne puis guère que poser la question, sans la résoudre. Je dirai sous forme de conclusion :
La prophylaxie de la coxalgie est d'abord celle de la tuberculose en général.
Tout enfant débilité, quelle que soit la cause, héréditaire ou acquise, de cet amoindrissement de l'organisme, est un candidat a la tuberculose et par conséquent à la coxalgie.
Si vous voulez le préserver, éloignez-le des agents de la contagion tuberculeuse. Songez que s'ils se trouvent souvent dans les aliments ou dans l'atmosphère de la grande ville, ils sont assez fréquemment dans l'atmosphère de la maison familiale.
En second lieu, travaillez par tous les moyens cà raffermir la constitution de cet enfant menacé. Tous le pouvez par l'hygiène, la vie au grand air et la suralimentation. Tous l'aurez rendu ainsi presque certainement réfractaire à 1 éclosion de la tuberculose et partant de la coxalgie.
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lin ce qui regarde spécialomenl la prophylaxie de la coxalgie, il ressort de noire enquête personnelle: 1" que, dans bon nombre de cas, la coxalgie succède à une autre maladie ayant affaibli le sujet et l'ayanl rendu par cela même plus vulnérable à la tuberculose, mais sans que nous piussions cependant expliquer la localisation cle la tuberculose à la hanche autrement que par une vulnérabilité plus grande de l'articulation coxo-fémorale, qui est la jointure qui supporte la plus grande fatigue ;
2° Que nous avons trouvé néanmoins clans plus du tiers des cas une cause prochaine cl locale de cette localisation spéciale ; à savoir un traumatisme sérieux de la région de la hanche (coups ou chutes), ou encore un surmenage physique évident (exercices de gymnastique cliez les enfants d'un certain âge, marche précoce cl prolongée chez les tout petits).
Tout traumatisme de la hanche pouvant ou- \ rir la porte à la coxalgie, soignez-le sévèrement et longuement par des précautions qu'on pourra trouver ridicules, cl gardez vos enfants de tout surmenage physique. Une vos craintes cl aussi vos précautions grandissent s'il s'agil d'un enfant prédisposé, d'un petit candidat à la tuberculose.