CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
lieurCi d'arriver, à moins de commettre do grands dégâts, à découvrir dans les extrémités osseuses où ils siègent d'ordinaire Ions 1rs produits tuberculeux, et de les enlever sûremont et complètement. L'opération parcimonieuse reste donc trop souvent une opération inutile ou insuffisante; et la résection large laisse des résultats orthopédiques trop fréquemment déplorables, Ions les réséqués de la hanche étant pins on moins des infirmes. Mais la résection large ne pouvait elle-même prétendre à l'ablation totale des tissus malades, puisque les ganglions inguinaux et iliaques sont presque toujours, sinon toujours, intéressés dès la période de début de la coxalgie et que la résection de la hanche ne les atteint pas.
Et nous ne voulons pas parler ici de ces cas trop nombreux où la résection n'avait servi qu'à répandre dans Ions les tissus traumatisés de la région les bacilles tuberculeux jusqu'alors cantonnés dans un poinl et ouvert la porte à des suppurations interminables.
La résection était donc Loin d'apporter à Ions coups laguérison immédiate, comme on L'avait espéré, et les guérisons qu'elle apportait étaient trop chèrement achetées.
On était ainsi naturellement amené à se demander s'il n'étail pas possible d'arriver sans causer de pareils traumatismes à atteindre
cependant le bacille ou ses produits dans celle région accessible.
C'est poser la question de la valeur des injections interstitielles et, d'une manière générale, de tous les agents chimiques ou physiques préconisés pour détruire le loyer tuberculeux de la coxalgie.
Les Allemands ont vanté les injections d'acide phénique, puis celles de glycérine iodoformée.
En France, le fer rouge porté profondément dans les tissus a eu un instant de faveur; puis sont venues les injections de chlorure de zinc, le mode d'action de ces deux procédés n'étant pas sans analogie.
Nous aurons à revenir sur cette question à propos du traitement de la coxalgie à la période initiale. Qu'il nous suffise de faire remarquer ici que : 1° il n'y a pas de topique qui, porté sur le foyer tuberculeux, puisse l'éteindre sûrement : 2° il nous est impossible ici de porterie remède sur le mal : parce que le siège exact du mal ne peut être précisé sans ouvrir la jointure; parce que nous savons, de par les enseignements de l'anatomie pathologique, que le foyer morbide naît presque toujours dans l'intimité du tissu osseux, c'est-à-dire dans un point que ne peuvent atteindre les injections interstitielles, el enfin parce que dans les cas très rares où ce foyer siège dans les lissas périartieulaires,