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PROPHYLAXIE DE LA COXALGIE CHEZ LES ENFANTS PRÉDISPOSÉS

On no peut guère que poser la question, dans l'état actuel de la science.

C'est d'abord la prophylaxie de la tuberculose en général. D'une enquête personnelle faite pour établir d'une manière précise les causes prochaines de la coxalgie, il ressort que : 1° les Iraumalismes de la région de la hanche, coups et chutes,

2" le surmenage physique des enfants (exercices de gymnastique chez les grands, marche précoce chez les tout petits)

expliquent très souvent la localisation de la tuberculose à la hanche.

Mais assez fréquemment la coxalgie succède immédiatement à une autre maladie, lièvre éruplive. rougeole surtout, et la raison de celte localisation spéciale de la tuberculose nous échappe.

Peut-on prévenir l'apparition de la coxalgie? Celte question, qui parait étrange au premier abord, nous a été maintes ibis posée par des parents qui ont des raisons particulières de redouter celle maladie pour leurs enfants.

PROPHYLAXIE DE LA COXALGIE. 29 Mais la question intéresse tout le monde. Qu'on le sache bien, cette maladie peut éclore dans tous les milieux, apparaître dans les familles les plus orgueilleuses de leur solide constitution et y frapper les enfants qui étaient précisément les plus vigoureux. La coxalgie congénitale vraie est une intime exception; et jusqu'à ce que le vaccin anti-tuberculeux ait été trouvé, personne ne sera sûrement à l'abri des coups de la coxalgie....

Placés dans le même milieu, enfants vigoureux et enfants débilités sont également guettés par le bacille tuberculeux, et l'on peut dire en toute vérité que nous soutenons tous un combat perpétuel contre cet agent infectieux. Chez les uns comme chez les autres, il pénètre fréquemment dans la place, mais trouvant chez les premiers un terrain réfractaire à son développement, il avorte cl meurt. Mais ne suffit-il pas que sous une influence quelconque, traumatisme ou maladie, cet enfant, jusqu'alors très vigoureux, faiblisse un instant, pour que l'ennemi puisse triompher de lui, s'installe dans son organisme et s'y développe, donnant ici une coxalgie, là une autre manifestation de la

tuberculose.

La prophylaxie de la coxalgie sera donc tout d'abord celle de la tuberculose en général, (pie nous n'a\ons pas à développer ici. et dont nous

indiquerons simplement les très grandes lignes.

Les mesures de préservation doivent poursuivre un double objectif:

1° Diminuer la vigueur de V attaque. Et le plus sûr moyen de triompher de cet ennemi, c'est de le fuir. Cet enfant que vous voulez préserver, éloignez-le des foyers et des agents de la contagion tuberculeuse ;

2° Organiser la défense en augmentant la résistance de tous les enfants menacés, de manière à faire de leur organisme par le choix du milieu, par l'hygiène, et l'alimentation un terrain réfraclairc à l'éclosion de la tuberculose.

Le devoir du médecin qui veut faire de la prophylaxie de la tuberculose est de signaler à tous, sans trêve et sans ménagement, ses foyers et ses agents de contagion.... Le public ne doit-il pas les connaître pour s'en garder?

Nous savons actuellement que les deux voies ordinaires suivies par le bacille pour pénétrer dans l'organisme sont la voie pulmonaire et la voie digestive, et beaucoup plus rarement les muqueuses ou la peau.

C'est d'abord la voie pulmonaire, et l'air est dans ce cas le véhicule du germe infectieux : d'où il découle que l'atmosphère empestée des grandes villes apporte, d'une manière continue à tous les enfants qui les habitent, des agents

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