‹ Le traitement de la coxalgie [electronic resource]Chapitre 6 sur 62 · PROPHYLAXIE DE LA COXALGIE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE DE LA COXALGIE

de destruction et de mort. Acceptez donc pour tous les enfants prédisposes, soit par l'hérédité soit par une maladie antérieure, pour tous les petits candidats à la tuberculose, l'émigration à la campagne tant prêchéc par Verneuil ou mieux encore l'émigration à la montagne et à la mer oïi l'air est encore plus pur.

Surplus de trois mille malades visités par nous au Dispensaire de Bcrck, nous n'avons observé chez les indigènes que 2 cas de coxalgie.

Mais il faut bien le dire, pour bon nombre d'enfants prédisposés et tuberculisablcs, le danger n'est pas dans la rue; il est dans leur maison même et se déplace avec eux, et de celui-là personne n'a cure....

Et voilà bien le mode le plus fâcheux suivant lequel agit l'hérédité. L'enfant était indemne à la naissance, mais sa mère tuberculeuse l'a contaminé en lui donnant le sein. C'est encore elle, ou le père, ou l'un des proches qui, mal guéri de ce qu'on appelle un « vieux catarrhe » pulmonaire, déverse à jet continu, par l'expiration et les crachats, dans l'air que cet enfant respire, des agents de contagion tuberculeuse.

Je pourrais citer dans la liste de mes coxalgiques un assez lion nombre d'exemples indiscutables de ce mode de contamination....

Si donc vous voulez préserver ces enfants, ayez le courage de les enlever non seulement

aux ennemis du dehors, mais encore à ceux du dedans, à leurs parents!

Ce serait une révolution! et celle-ci heurte de front trop de sentiments d'ailleurs très respectables et trop d'intérêts majeurs pour qu'elle ait des chances de réussir jamais.

Mais à cette mère tuberculeuse, qui, ayant déjà un enfant coxalgique, nous a demandé le moyen de préserver celui qui est encore indemne, avons-nous le droit de cacher le seul moyen quelque héroïque, quelque cruel que soit ce moyen, d'y réussir? A qui profiterait le silence?

Kl si elle refuse de suivre notre avis et de se séparer de son enfant ne pouvons-nous pas lui dire avec Michelet dans son beau livre sur la mer : « L'aimez-vous votre enfant? oui, sans doute, et cependant vous le tuez! »...

La deuxième voie de pénétration du bacille dans l'organisme est le tube digestif, et le véhicule sera ici la viande des animaux tuberculeux et plus souvent encore les viscères, le cerveau, les os de ces animaux; le lait surtout.

On sait le moyen de se garder de ces dangers parla stérilisation ou la cuisson de ces aliments et nous ne pouvons insister ici.

La prophylaxie de la tuberculose s'occupe en deuxième lieu, avons-nous dit, d'augmenter par tous les moyens la résistance de l'organisme «M de le rendre ainsi réfraclaire à l'éclosion el

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