‹ Le traitement de la coxalgie [electronic resource]Chapitre 8 sur 62 · PROPHYLAXIE DE LA COXALGIE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE DE LA COXALGIE

Dans quelques-uns, la relation entre le traumatisme et la coxalgie est évidente. Un enfant d'Amiens, âge de huit ans, de superbe apparence, sans lare héréditaire, tombe d'un petit poney qu'il montait depuis quelques semaines. Sa chute ne paraît pas avoir amené de lésions localisées en un point du corps; mais, dans lu nuit qui a suivi l'accident, il est réveillé en sursaut par des douleurs siégeant dans l'aine droite. Les douleurs, disparues dans la journée, sont revenues la nuit suivante, et la famille a mandé un médecin. Celui-ci a. prescrit les massages et les douches froides : trois mois après l'enfant était conduit à un chirurgien d'enfants à Paris, qui faisait le diagnostic de coxalgie.

On peut se demander s'il s'agissait, dès le début, d'une coxalgie vraie, ou si l'arthrite, d'abord simplement traumatique, inflammatoire, n'a pas ouvert la porte à la tuberculose. Cette deuxième opinion nous semble plus plausible; mais, dans les deux hypothèses, la coxalgie a bien été produite par le traumatisme.

Chez un deuxième enfant, la coxalgie a été amenée par une chute sur un pieu en fer. A la région trochantérienne gauche est apparu immédiatemenl un épanchement sanguin considérable. Le médecin appelé a ordonné le repos au lil pour deux semaines. Mais, au troisième jour, les douleurs étant devenues très supportables

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et la marche possible, l'enfant, très turbulent, a repris sa liberté et ses jeax.

Quatre mois et demi après l'accident apparaissaient des signes de trochantérite à gauche, et peu après la jointure était nettement envahie.

Dans ces deux cas sont survenus des abcès par congestion qui ne permettent pas de conserver le moindre doute sur la nature tuberculeuse de l'arthrite eoxo-fémorale.

Et telle est, à peu près, l'histoire des 19 autres malades appartenant à ce premier groupe. Remarquons, au point de vue pratique qui nous intéresse ici, que si, chez le premier malade dont nous avons rapporté l'observation, l'apparition de la coxalgie a été peut-être immédiate et brutale et tout traitement préventif dès lors impossible, chez notre deuxième malade et étiez fous les autres il est permis de penser que si l'on avait assuré à ces enfants, après l'accident, un repos de six semaines à deux mois, on aurai! peut-être empêché l'éclosion de la coxalgie.

Je conclurai donc par ce conseil pratique : Dès que la hanche d'un enfant est traumatisée par un coup ou une chute ayant pu amener une entorse articulaire ou juxta-articulaire , il esl susceptible d'avoir une coxalgie: le danger esl très réel cl très grand lorsqu'il s'agit d'un petit candidat à la tuberculose. Soignez donc severemcnl et longuemenl ces traumatismes.

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